9712cRoman de 1967, appartenant à la collection Angoisse (N°139), écrit par Jean Murelli.

 

L’AUTEUR : Jean Murelli fut un classique de la collection Angoisse du Fleuve Noir. Son nom apparaissait souvent sur les couvertures. Il était toujours apprécié des lecteurs. Un nom lié pour toujours à la grande époque des années 60.

 

THÈME : Pendant une nuit de tempête sur la Bretagne, un groupe de personnes voit entrer un curieux personnage : un homme trempé portant une guitare. M. Badin (c'est son nom) raconte son histoire. Sa femme, Régine, a divorcé pour entrer dans une académie de chant et danse. Par hasard, il la retrouve dans une réception donnée par le mystérieux Mr Morton, mais on lui interdit de lui parler. Rentré à Paris, il apprend que Régine est morte ! Refusant d’y croire, il décide de s’introduire dans la fameuse académie pour découvrir la vérité. Au cours d’une nuit de cauchemar, il va apprendre que Mr Morton est un monstre maléfique : à l’aide d’un robot malfaisant et d’une équipe de savants, il tue des malheureuses jeunes filles. Ensuite, elles sont écorchées et leur peau enveloppe des robots fabriqués à leur image. Ainsi, on fait des copies conformes et aux ordres de Mr Morton. Badin tente d’alerter le monde, mais on le prend pour un fou et on l’enferme. Est-ce la vérité ou le délire d’un dément ? Ils ne le savent pas.

 

LA NUIT DES TRÉPASSÉES : Encore un joyau de l’ancienne collection Angoisse, que j’ai déniché chez les bouquinistes. Celui-ci date de 1967, le temps de de Gaulle et de l’ORTF. Et le temps de la splendeur de la littérature populaire. Ce bouquin représente d’ailleurs cette belle littérature. C’est bien ficelé : un flash-back qui amène un autre flash-back. C’est plein d’inventions à chaque page : dans le récit, les décors, le style, la description de la fausse académie, l’évasion avec la belle Cora, etc. C’est entraînant et captivant. On en arrive à se demander comment et pourquoi cette littérature a pu disparaître. Cela commence par une présentation dans la plus pure tradition du genre : un groupe de personnes isolées dans une maison par une affreuse tempête, un vieux manoir, etc. Ensuite, cela lorgne très franchement vers Fantômas, le Dr Mabuse ou le Dr No. Les références de l’époque. C’est pour cette raison que certains passages semblent démodés. Mais l’habillage « horreur » suffit à sauvegarder un zeste d’originalité à l’ensemble. Pour résumer, c’est du bon, du très bon. Une pièce de collection, et un bonheur de lecture.