Le Blogue de Manuel Ruiz

28 novembre 2016

Le Salon de la Littérature Erotique - Galerie Art en Transe

Ma vie sociale n’ayant pas complètement sombré dans le néant, j’ai profité de ce samedi pour me rendre dans le III° arrondissement,

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vers la petite rue de Verlomme. Là, à la galerie Art en Transe, se déroulait le Salon de la Littérature Érotique.

Tout de suite, pour ceux que l’intitulé pourrait faire sursauter, précisons qu’il s’agissait simplement de littérature, et qu’il ne s’y passait rien de dangereux pour la société, à moins que parler de livres avec de belles femmes soit de nature à faire s’effondrer la civilisation. Bref, c’était un salon littéraire.

L’organisatrice était Flore Cherry, l’infatigable fourmi qui organise et organise sans trêve ni repos, et à travers tout Paris, des évènements de ce genre, qui permettent à des artistes de s’exprimer alors qu’ils n’en ont, souvent, guère l’occasion. On lui doit beaucoup, à la belle Flore. Recevra-t-elle un jour la reconnaissance et la gratitude qu’elle mérite pour ses efforts ? Pas sûr. Le monde dans lequel nous vivons accorde rarement cela.

Pourtant, ce fut un succès. Ce sera d’ailleurs ma seule réserve : il y avait un monde fou dans une galerie réduite. J’ai passé mon temps à me faufiler pour aller saluer un tel, ou entendre tel discours. Même si tout le monde était sympa, on se prend à regretter une salle un peu plus vaste.

J’ai retrouvé les grands classiques de ces happenings : Flore Cherry déjà citée, Julia Palombe, Octavie Delvaux, Eve de Candaulie, D'Ange Heureux Poète. Malheureusement, et à mon grand désespoir, j’ai raté ma super copine Clarissa Rivière. De quoi gâcher mon week-end ! Mais je me suis consolé. En effet, on nous proposait des défis d’écriture, et pour la première fois, j’en ai gagné un ! Celui organisé par B-Sensory. Le sujet : « Imaginer une relation virtuelle entre deux personnages improbables ». Il faut croire que je ne suis pas si mauvais que je le croyais ! La récompense : trois mois d’abonnement à B-Sensory. Je n’ai pas bien compris de quoi il s’agissait, mais je promets d’aller voir.

L’après-midi fut bien occupé et nous aida à lutter contre le froid envahissant. Espérons que ce genre de réunions va continuer, car nous en avons bien besoin, pour nous distraire, nous rencontrer, et pour garder foi en l’avenir

 

 

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02 septembre 2016

Perles à rebours (Big Bank Roll) - Editions et Publications Premières - Glen Chase - 1976

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Un roman de la collection Cherry O (N°25), datant de 1976, écrit par Glen Chase.

THÈME : Cherisse Delissio, dite Cherry O, est une agent du SPASM. À New York, elle vit un incident curieux : elle se retrouve en possession d’un ticket du Mont-de-Piété égaré par quelqu’un. Intriguée, elle choisit d’aller l’échanger et reçoit en retour une bague sans grande valeur. Rien de monumental. Et pourtant, voilà que des meurtres s’enchaînent. Des hommes se font tuer à cause de cette vulgaire bague. Cherry O se voit contrainte de mener une enquête, en compagnie de son chef et amant Mark Condon. Elle les conduira à une agence de call-girls et à trois personnages mystérieux dont on se demande pourquoi ils se réunissent dans une maison du Connecticut.

MA LECTURE : Il y a des romans qui marquent une vie, souvent sans que cela soit en rapport avec leur qualité. Prenez celui-ci, simple polar sans autre prétention que celle de distraire le lecteur. En toute logique, il aurait dû se perdre dans le puits de ma mémoire, qui en a englouti bien d’autres. Or, « Perles à rebours » est resté présent à mon esprit, malgré le temps. Cela pour une raison fort simple : c’est ce modeste bouquin qui fit découvrir à l’adolescent que j’étais une pratique sexuelle dont je n’avais jamais entendu parler auparavant : le sado-maso. Oui, je l’ai découvert à cette occasion. Aujourd’hui, un demi-siècle plus tard, le sado-maso (rebaptisé BDSM, par la grâce de la mode des initiales) s’est imposé à peu près partout, et s’étale sans complexe. À l’époque, c’était évidemment différent. Je me souviens encore de ma surprise en voyant ces jolies filles qui prenaient un plaisir étrange, et incompréhensible, à recevoir des fessées. Que leur arrivait-il donc, me demandais-je. En somme, ce fut une étape de mon éducation. Voilà pourquoi « Perles à rebours » est demeuré dans mes souvenirs.

Maintenant, pour parler du livre en lui-même, je dois répéter, une fois de plus, que cette collection de Cherry O était absolument passionnante et que je ne comprends pas pourquoi tant de gens l’ont traitée par le mépris, ou l’indifférence. Ici, nous avons affaire à un vrai et très bon polar. L’idée de départ est si géniale qu’on se dit qu’elle aurait dû être reprise par d’autres : un ticket du Mont-de-Piété tombé de la poche d’un homme assassiné et qui provoque une cascade de meurtres. Bien trouvé, accrocheur. Ensuite, les rebondissements s’enchaînent et on suit l’enquête périlleuse de la belle Cherry O, laquelle promène désormais sa tignasse rousse à New York, et plus dans des contrées exotiques. De la littérature populaire à l’état pur.

1976. C’est ce que l’on pourrait qualifier de point culminant des seventies, l’apogée de cette décennie de cheveux longs et de libération sexuelle. La lecture de « Perles à rebours » fait remonter à la surface Kojak, Starsky et Hutch, les Drôles de Dames, et tout ce qui a fait la mythologie de notre jeunesse. Bien sûr, cela est un peu lointain. Mais les souvenirs ne demandent qu’à se réveiller et à venir nous regonfler le moral. J’ai eu la chance de vivre cette époque et, avec le recul, j’en suis heureux.

25 août 2016

la fin d'Artblog

IMG00040Ce n'est qu'une photo, mais elle représente quelque chose pour moi. La fin d'une époque. Pour ne pas sombrer dans la grandiloquence, je dirai la fin d'une étape de ma vie.

Artblog, ce fut la plus belle période de mon parcours littéraire. J'y tenais mon blog : 'l'Artblog de Manuel Ruiz". J'y publiais mes histoires. Et j'avais mon public : un cercle de lecteurs qui me suivaient fidèlement et me laissaient leurs avis. La plupart des histoires formant aujourd'hui le "Cycle de l'Etrange" sont nées à cet endroit. La belle époque, les bons souvenirs, les bons moments partagés. Cela a duré quelques années.

Et puis, cela a pris fin, parce que tout a une fin en ce bas monde. Telle est la loi, inexorable, de la vie. Mon Artblog s'est étiolé. Mes lecteurs se sont dispersés, avant de s'effacer dans le virtuel. Pour la plupart, j'ignore ce qu'ils sont devenus. Ce n'est la faute à personne.

Aujourd'hui, Artblog disparaît et son nom de domaine est à vendre. J'ignore, naturellement, ce qu'en fera le futur propriétaire. Peut-être gardera-t-il le principe d'une plate-forme de blogs. Peut-être. En attendant, je vois une page de ma vie se tourner.

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22 juillet 2016

Le Faidherbe (Les Lilas)

1405_restaus_faidherbeSi vous passez par Les Lilas, charmante commune de la Seine-Saint-Denis en bordure du XIXè arrondissement, je vous signale et recommande une adresse : le Faidherbe, 69 rue de Paris.

Rien de monumental, rassurez-vous. Le Faidherbe est simplement une de ces innombrables brasseries qui pullulent en région parisienne et qui se chargent de restaurer une population de plus en plus nombreuse. Rien pour retenir l'attention, direz-vous. Pourtant, il y a déjà la possibilité de choisir un menu intéressant à 11,50 euros, ce qui garantit un bon déjeuner à un coût minimum : une entrée et un plat principal tout à fait correct. Mais l'important est ailleurs.

L'important au Faidherbe, c'est la brasserie elle-même. Il s'agit d'une de ces "brasseries familiales", semblable à celles qui faisaient le quotidien de jadis et qui séduisaient tant les provinciaux montés à Paris que nous étions. L'ambiance est bel et bien celle d'une famille. La patronne Chantal et les serveurs vous accueillent avec le sourire. Les clients et le personnel se connaissent visiblement depuis longtemps et échangent des nouvelles. L'endroit est un lieu de restauration, mais aussi de conversation et de détente. Autour des assiettes, on discute entre amis. Et franchement, ça fait du bien. Un moment de relaxation en marge de la grande ville.

Voilà pourquoi je vous recommande le Faidherbe. 69, rue de Paris, aux Lilas. N'hésitez pas.

 

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12 mai 2016

Ma nouvelle émission radiophonique : "Les Géants du 7ème Art"

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Aujourd'hui est une belle journée, puisque c'est celle où CAMCF sort ma nouvelle émission radiophonique, "Les Géants du 7ème Art" :

http://www.camcf.com/fiches/l7a.htm

Il s'agit d'un documentaire sonore sur l'histoire du cinéma, formé de 24 épisodes de 11 minutes. Ils présentent 24 grands noms du 7ème Art, avec un résumé de leur carrière et de leur vie. Il sera dorénavant diffusé sur les radios locales, grâce à CAMCF.

Je dois remercier Olivier Raymond, qui a fait la musique et le montage, ainsi que Caroline Carl et Stéphanie Reynaud, qui ont assuré la lecture du texte, et Emmanuelle Fréget qui a conçu le visuel que vous voyez sur la droite.

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26 avril 2016

"Jeux d'amants" - Collection Paulette - 2016

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L'écrivain que je suis (encore) reprend modestement ses activités. Modestement, car je publie cette semaine un recueil collectif. "Jeux d'amants", chez Collection Paulette :

http://www.charmebooks.com/663282/Jeux-d-amants.ebook

Un recueil collectif, en effet. Il regroupe 6 histoires de 6 auteurs différents. La mienne est la quatrième et s'appelle "Des jeux d'hommes". C'est la première fois que je participe à ce genre de publication. Une expérience nouvelle pour moi, et que j'aborde avec joie. Je n'ai pas à me plaindre : je suis entouré par des auteurs classiques dans ces collections. Je pense donc que ce sera positif dans mon parcours.

Je précise que Collection Paulette, en dépit de son nom, est bien un éditeur et qui publie de la littérature de qualité.

Pour 1,99€, vous aurez droit à une bonne lecture. N'hésitez pas à vous le procurer et à le lire. Cela vous vaudra une bonne lecture.

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11 avril 2016

Un week-end

12994549_10154150191639306_8012110734108653917_nCette rubrique s'appelle "Moi et les autres". Cependant, force est de constater que je parle de plus en plus de moi. Peut-être suis-je atteint d'une crise d'égocentrisme. Bien possible.

Plus simplement, j'ai vraiment l'impression de ressembler aux personnages de ces vieux films de Claude Sautet qui ont marqué ma jeunesse. Ces hommes qui ne faisaient rien de précis et se contentaient de regarder les jours s'écouler, entre autres raisons parce qu'ils ne pouvaient pas arrêter le temps. Je ressemble réellement à ces personnages.

Prenez ce week-end, tout juste achevé. Samedi, j'ai été pris d'une nostalgie soudaine et je suis retourné à la République. En fait, je désirais voir le canal Saint-Martin récemment remis en activité après un nettoyage complet. Eh bien, je l'ai vu, et point. Ensuite, j'ai fait un tour par "La Grisette" et "De l'autre côté", histoire de dire bonjour. Ces braves restaurateurs m'ont salué comme ça, sans plus. Après le nombre de fois où j'ai fait honneur à leur table, j'espérais un accueil un peu plus chaleureux ! Passons. De toute façon, les restos étaient à moitié vides. Ambiance zéro.

Le soir même, j'allais à la Porte des Lilas, pour assister à un concert. Le moral est revenu. C'est un bonheur toujours renouvelé de se retrouver avec ces artistes et de partager leur passion. En les voyant et en les entendant sur scène, j'ai en permanence le regret de ne pouvoir faire comme eux. En effet, je ne sais pas chanter, ni danser, ni dessiner. La nature ne m'a accordé qu'un don : celui d'écrire. Je ne sais rien faire d'autre. Toute ma vie, j'ai rêvé de devenir un de ces "grands de la chanson française", montant sur la scène avec une veste et une chemise, et déclamant ces "chansons à textes" si particulières. Cela n'arrivera jamais, parce que c'est impossible. Je ne serai jamais chanteur, et c'est peut-être mieux ainsi. En tout cas, une belle et réconfortante soirée.

Le lendemain, dimanche, je me suis rendu sans l'avoir prévu à un brunch. Pas n'importe où, mais à l'avenue Montaigne. Le Berkeley, que ça s'appelle. Tout de suite, évacuons le sujet : le brunch est à 48 euros. Je sais, ce n'est pas donné. Mais la classe y est : décor raffiné, service haut de gamme, aliments de qualité, décontraction et élégance. Même si c'est cher, il faut s'offrir ça de temps en temps, parce que ça fait du bien. En prime, mes amis et moi avons partagé une conversation intéressante et chaleureuse. Un week-end en forme de parenthèse. Comme dit plus haut, je ressemble de plus en plus aux personnages de Claude Sautet. Sans que je sache si je dois m'en féliciter, ou m'en inquiéter.

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08 avril 2016

Le Paradis du couscous

le-paradis-du-couscous-salle-principale-331dcHier soir, mes amis et moi avons tenté une aventure : aller dans le XVIè. Cela dans le but de découvrir un endroit tout nouveau, puisqu'il vient juste d'ouvrir : Le Paradis du Couscous. Un restaurant qui prétend devenir le temple du couscous.

Nous y sommes donc allés. Hélas, de paradis, il n'y a point. Et de miracle non plus. Déjà, en voyant la salle du sous-sol, où on nous a installés, j'ai commencé à avoir des doutes. Petite, étroite, exigue. On y était serrés, et avec un net sentiment d'avoir été parqués. En tout cas, une impression d'étouffement.

Mais c'est surtout la suite qui s'est révélée décevante. Le couscous ? Eh bien, un simple couscous standard. Apparemment, des boîtes ouvertes et réchauffées. La semoule sans saveur, les merguez noircies, les boulettes fades. Ajoutons que la quantité n'y était guère. N'importe quel couscous de Belleville ou de Barbès est meilleur. Même le thé à la menthe semblait se réduire à de l'eau chaude. Précision : on nous a fait payer 20 euros pour ça. Quant au service, pathétique : les serveuses complètement dépassées et paniquées, au point que les thés ont mis trois quarts d'heure à nous parvenir. Je n'accablerai pas ces malheureuses, mais plutôt le patron, qui s'est bien gardé de montrer son nez de toute la soirée, abandonnant le personnel à son sort. Je suis reparti très tard, en me disant que c'était enfin fini.

Alors, si vous passez par le XVIè et devant ce "paradis", poursuivez votre chemin et préférez l'enfer.

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