Le Blogue de Manuel Ruiz

22 octobre 2017

Bibliomania, le salon des papiers anciens

22728965_10155887136124306_6542820519468805532_n

Alors, ce week-end, nouvelle expédition. Je me suis tapé le déplacement jusqu'à l'Espace Champerret pour assister à Bibliomania, le salon des papiers anciens.

En fait, il s'agit simplement d'une immense brocante. Vieux livres, vieilles cartes postales, vieilles affiches, vieux magazines. Une exposition sans pareille, et franchement impressionnante. On y trouve de tout. J'y ai vu de vieux guides sur l'élevage de lapins, et aussi des manuels de 1940 sur la manière d'affronter des attaques aériennes. À côté, tout ce qu'un collectionneur peut rêver sur la presse et la littérature du passé. Une offre à nul autre pareil. On ne sait où donner de la tête.

Alors, pourquoi suis-je reparti avec une impression de ras-le-bol ? D'abord, une histoire de pognon. Pour donner un exemple, j'ai vu des bouquins du Fleuve Noir des années 60 à 180 euros ! À ce prix-là, soyons francs, le désir d'être collectionneur s'amenuise. Les autres articles étaient à l'avenant.

Et surtout, il y avait le comportement des vendeurs. Vraiment incompréhensible. On leur demande poliment des infos, et tout ce que je peux dire est qu'ils ne mettent guère d'enthousiasme à vous répondre. Si on les dérange... Voilà pourquoi je ne suis pas resté tout l'après-midi et que je suis reparti avant.

Posté par Dalleray à 17:04 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


20 octobre 2017

Le Bar Fleuri

IMG00392C'est dans la rue des Alouettes, sur le plateau des Buttes-Chaumont, au-dessus du fameux parc. Une brasserie qui fait coin : le Bar Fleuri.

En réalité, les amis, vous connaissez tous cet endroit. Oui, si vous avez suivi "Diane, femme flic", série de TF1. Le bar où se réunissaient les personnages, c'était celui-là. Aujourd'hui encore, le patron reçoit des commentaires des clients sur ce sujet. Il est vrai que le décor s'avère familier.

Mais rassurez-vous, l'aspect cinématographique n'est pas le seul intérêt du lieu. Le Bar Fleuri, c'est une brasserie tout à fait convenable. Déjà, elle présente une particularité : un poulet fermier à 6,86 euros. Si vous connaissez moins cher, vous êtes forts. Autrement, la carte (il n'y a point de menu) se révèle riche et attirante. Pour moins de 20 euros, vous ferez un repas de qualité. Et le patron est un passionné de bons vins : si vous insistez, il vous sortira toujours un petit cru de son arrière-boutique que vous n'oublierez pas.

Ce que je préfère, ce qui me pousse à revenir, c'est l'ambiance. Une bonne brasserie comme au temps de notre jeunesse. Familiale, amicale et accueillante. On se croirait revenu à d'autres époques. Franchement, ça fait du bien.

Alors, si vous passez par la rue des Alouettes, n'hésitez pas à entrer.

 

Posté par Dalleray à 16:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 octobre 2017

La fête des vendanges

22549596_1844582145555294_5725636024297942623_n

Salut ! Ce dimanche, l'association La Ruche des Arts se réunissait dans les jardins Rosa Luxembourg, non loin de Montmartre, pour célébrer la fête des vendanges.

Bah, la Ruche des Arts, c'est une bande de copains et copines, amateurs de musique et de poésie, qui cherchent tous les prétextes pour assouvir leurs passions. Cette date était un prétexte comme un autre. En vertu de quoi, ils se sont offert un banquet accompagné de chansons et de déclamations.

Et moi, j'étais là ? Ouais, toujours dans les bons coups. En plus, il faisait beau. Il aurait été idiot de s'en priver.

Posté par Dalleray à 16:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 octobre 2017

Enquêtes très spéciales

 

Nephael (@Nephael) | Twitter

The latest Tweets from Nephael (@Nephael). Animatrice #TV sur @CSTAR @C8TV #DORCELTV. #ETS #VBN -- Modèle de charme -- // french TV host & Erotic model -- nephael(at)https://t.co/42vgbuV3bn. Aube

https://twitter.com

 

IMG00388

Nous avons tous des rendez-vous. Pour ma part, j'en ai un le vendredi soir, vers 23H30. Je me branche sur Cstar pour suivre "Enquêtes très Spéciales". C'est une sorte de relaxation hebdomadaire.

Pour ceux qui seraient surpris, ou choqués, je me dois de rappeler que nous sommes en 2017. Voilà belle lurette que le cinéma porno n'est plus isolé derrière une barrière et qu'il fait partie de la société, comme le reste. Depuis des années, les séries TV américaines (Game of Thrones, par exemple) utilisent des actrices du cinéma porno sans état d'âme. Depuis plus longtemps encore, le cinéma français, celui que vous voyez sur les affiches, est financé par des taxes perçues sur le cinéma porno. Telle est la réalité.

Ainsi donc, tous les vendredis soirs, la belle @Nephael nous emmène en voyage à travers cet univers, dont nous découvrons les arcanes. Ce que j'aime, c'est le style choisi. À l'encontre d'autres "journaux du hard" qui se prétendent réalistes, "Enquêtes très Spéciales" nous présente des hommes et des femmes souriants, détendus, visiblement heureux de faire le métier qu'ils font. Franchement, dans la morosité ambiante, ça fait du bien. C'est un moment de rafraîchissement et d'optimisme. De rêve aussi. Alors, pourquoi se priver ? 

Posté par Dalleray à 11:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 octobre 2017

Le bistrot Les Cascades

bistrot-litteraire-les-cascades-paris-146480045153

Cela se trouve, logiquement, à la rue des Cascades. Plus précisément à l'embranchement de la rue des Cascades et de la rue de la Mare, dans le XXè arrondissement, pas très loin du métro Jourdain. 

Quand on passe devant, on ne voit guère qu'une devanture banale. On peut d'ailleurs ne pas la remarquer. Si on la remarque, on entre, par curiosité. Ce qu'on découvre, c'est le décor typique du petit bistrot de quartier, évoquant d'autres époques, désormais lointaine. En bref, une ambiance quelque peu rétro. Laquelle est renforcée par le comptoir, où l'on retrouve l'atmosphère des films d'Audiard : conversations animées autour d'un verre, échanges en se tutoyant alors qu'on vient de se rencontrer. Sympa, d'autant que cela est devenu rare. En plus, la patronne, la belle Caroline, n'abandonne pas ses clients et participe aux discussions.

Ensuite, puisqu'il est midi, on décide de passer à table. Là, disons-le, c'est la bonne franquette. On prend place sur des tables toutes simples, sur des chaises toutes simples, et on commande. La cuisine est juste en face de vous. Soyons honnêtes : c'est tout à fait acceptable. Le bistrot offre même la particularité de proposer des frites coupées au couteau, au lieu des sempiternels surgelés. Ce sera un repas sans-façon dans un décor sans-façon. 

Enfin, il y a une bibliothèque. Un mur d'étagères surchargé de livres, que tout le monde peut prendre et consulter. Les nourritures intellectuelles viennent donc s'ajouter aux mets alimentaires, ce qui constitue un mélange excellent pour la santé. 

Ces bistrot de quartier sont en voie de disparition. Alors, profitons-en avant qu'il soit trop tard.

Posté par Dalleray à 16:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


01 octobre 2017

La nuit du carrefour - Georges Simenon - Presses Pocket - 1976

b_1_q_0_p_0

 

Un roman de la collection Maigret, datant de 1931, chez Presses Pocket.

THÈME : Un meurtre a été commis au carrefour des Trois-Veuves. Un homme a été découvert mort au volant d’une voiture. Le commissaire Maigret demeure perplexe. En effet, le carrefour ne compte que trois bâtiments : la maison du couple Andersen, celle d’un représentant en assurances, et un garage. Comment un meurtre a-t-il pu se produire en un tel endroit et passer inaperçu ? Maigret n’a d’autre choix que de tourner autour du carrefour, à la recherche de la vérité.

MON AVIS : Comment lire un livre dont on connaît l’histoire par cœur ? Nous dirons qu’il s’agit d’un exercice, parmi d’autres. Après tout, il y a bien des films qu’on revoit dix fois. Alors, on se lance dans la lecture, bien vaillamment, et on va au bout. D’ailleurs, on ne le regrette pas. Le cas de figure est relativement fréquent : on dresse un décor et on essaye de deviner comment un événement (en l’occurrence, un crime) a pu s’y produire. Hitchcock l’a fait à plusieurs reprises. Simenon ne s’en sort pas trop mal et l’explication qu’il nous donne à la fin a le mérite de tenir la route.

Parce qu’au-delà de l’intrigue, il s’agit, encore et toujours, de lire Simenon. On l’a tant fait dans notre vie. Certains ne s’en lassent jamais. D’autres s’en lassent, parce qu’il en est ainsi. On continue, ou on arrête, c’est selon. Ce qui frappe chez Simenon, et ce qui devient peu à peu répétitif, est que la victime l’est rarement (victime). Presque toujours, on découvre au dénouement que l’homme assassiné était un sale type, et même si cela n’est pas dit ouvertement, on croit comprendre qu’il a plus ou moins mérité son sort. Quelques critiques appellent ça la « neutralité » de Simenon. D’autres expliquent posément qu’il avait une vision « réaliste » de l’humanité. Pour ma part, je serai plus franc et je dirai que le sieur Simenon ne devait pas être, dans la vie, quelqu’un de très sympathique. Parce que le talent et la sympathie, ça ne va pas toujours ensemble. Roman Polanski est-il sympathique ? Ah, c’est embêtant. Mais il faut s’y faire : les artistes qui nous émerveillent ne sont pas toujours les plus admirables. Alors, le carrefour des Trois-Veuves, mieux vaut y aller sans se poser trop de questions.

Posté par Dalleray à 16:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

21 septembre 2017

Un après-midi à la Cinémathèque

21752393_10155804270459306_853934055428076191_n

Je suis allé passer l'après-midi à la Cinémathèque de Bercy. Je connais déjà, bien sûr. Mais j'y retourne de temps en temps.

Parce que, il faut bien le dire, il en va du cinéma comme de la peinture. Vous vous plantez devant un tableau, vous balancez deux phrases bien construites sur lui, et on vous considère comme un grand connaisseur. Ignorance ou naïveté, je ne sais. C'est ainsi.

Pareil pour le cinéma : vous faites la queue pour voir un vieux classique des années 50 et vous voilà devenu cinéphile aux yeux des gens. Bah, après tout, c'est pratique et flatteur. Moi, je suis allé revoir "La flibustière des Antilles". Revoir, parce que je l'avais découvert à la télé, dans mon enfance. Du grand cinéma, telle est la stricte vérité. Et le Technicolor, quelle invention ! Oui, ça vaut la peine de conserver ça et de le ressortir de temps en temps. Pour des gens comme moi, qui s'obstinent à aimer ça.

Posté par Dalleray à 16:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 septembre 2017

Le fou de Bergerac - Georges Simenon - Presses Pocket - 1976

Un roman de la collection Maigret, datant de 1932, édition de 1976.

51Iec3rQ2VL

THÈME : Le commissaire Maigret est victime d’un accident dans un train. Ramassé par terre, il se retrouve à Bergerac, dans une chambre d’hôtel où on s’efforce de le soigner. Il apprend qu’un fou erre dans le pays en commettant des meurtres. En observant par la fenêtre et en discutant avec ses visiteurs, il collecte des détails. Peu à peu, il reconstitue les événements qui troublent la ville, cerne la vérité. De son lit, il traque le coupable et ne va pas tarder à l’identifier.

MON AVIS : Les artistes ont des particularités. Normal, ils sont artistes. Dans le cas contraire, ils seraient balayeurs. Parmi les particularités, il y en a une qu’on ne peut généraliser, mais qui est assez répandue. Celle de se fixer des gageures et de les tenir. Une sorte de pari, avec les autres et avec soi-même. Une façon de s’imposer son propre exercice de style.

En guise d’exemple, on se souviendra de Howard Hawks pariant avec Hemingway qu’il ferait un film avec le plus mauvais récit de l’écrivain. Un engagement abracadabrant. Le résultat en fut « Le port de l’angoisse », grand classique du cinéma. Ou bien Hitchcock déclarant tranquillement qu’il allait tourner un film se déroulant intégralement sur un canot en pleine mer : cela donnera « Lifeboat », un chef-d’œuvre. Bref, les artistes s’imposent ces choses-là, peut-être par défi, peut-être pour se prouver des choses.

Simenon s’est fixé une gageure. Il raconte une nouvelle enquête du commissaire Maigret, à la poursuite d’un tueur en série dans la région de Bergerac. Mais pas de randonnée interminable pour trouver les indices : au contraire, Maigret est immobilisé sur un lit, dans une chambre. Il ne peut se déplacer. Ses seuls moyens d’action sont d’observer par la fenêtre et de recevoir des visiteurs qu’il interroge. Naturellement, nous en concluons tous, et logiquement, que jamais il ne pourra de la sorte démasquer un fou qui erre dans la nature. Le pari de Simenon est de nous prouver le contraire.

Il y parvient. Peu à peu, la trame se reforme sous nos yeux. Sans bouger de sa chambre, le commissaire parvient à aligner la chaîne des événements. Ah, je devine l’objection de certains, et je la partage : oui, la façon dont le commissaire renoue les fils de l’intrigue se révèle parfois un peu tirée par les cheveux. Soyons francs : les lecteurs de l’époque s’en sont-ils souciés ? Simenon avait son lectorat, de même que Sartre avait le sien. Chacun son truc, dit-on familièrement.

Gageure, exercice de style, ce « Fou de Bergerac » est donc à part dans la collection. Ici, pas de parcours à travers Paris, pas de bistrot pour s’envoyer de la bière, pas de filature. Tout est confiné dans une chambre d’hôtel. Pourtant, c’est bien du Maigret et on retrouve son univers, même par intermittences.

 

 

Posté par Dalleray à 17:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Le Bouge - Théâtre Soum-Soum

https___cdn

C'est dans le IIème arrondissement. Une rue perdue, une porte qu'on remarque à peine. Et là, au sous-sol, c'est le Soum-Soum. Théâtre d'une autre époque, surgi des années 50. Un de ces endroits où les spectateurs sont presque sur la scène et les artistes presque dans la salle.

En ce moment, il y a "Le Bouge". Non pas une pièce, mais un spectacle de cabaret digne de l'âge d'or de ce genre. Vous prenez quatre fille super-sexy, vous les mettez devant le rideau et ça éclate. Sur le rythme des grands classiques américains ou français, on a droit à une explosion de musique et de glamour. Pour donner un aperçu, le dernier numéro, sur l'air de "Fever", est simplement TOR-RI-DE !!!

Moi, j'étais venu pour voir Nausicaa Raymond, que je connais depuis dix ans, mais je dois dire que les quatre nanas nous bluffent par leur punch et leur audace.

Un spectacle pareil, ça vous regonfle le moral et vous redonne confiance en vous-même et en l'avenir.

Posté par Dalleray à 15:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 septembre 2017

Le canyon de la mort (Tough in the saddle) - Parker Bonner - Librairie des Champs-Elysées - 1974

55332330

Un roman western de la collection Champs-Elysées (N° 112), datant de 1974.

THÈME : Boyd Reynolds revient à Kernville, son bled natal, après quatre années d’absence. Hélas, c’est pour découvrir que le pays est à feu et à sang, désormais dominé par le sinistre Jud Laws et sa bande de tueurs. Mais Boyd ne se laisse pas intimider : malgré les menaces, il est décidé à récupérer le ranch familial, frauduleusement confisqué par les bandits. Il est seul. Il va donc tenter de galvaniser les victimes de Laws pour les convaincre de s’unir et de se battre. Pour cela, il comptera sur le soutien de Jenny, sa copine d’enfance.

MON AVIS : On entend des gens demander ce qu’est la littérature populaire. Souvent ? N’exagérons pas. En fait, la majorité de nos contemporains s’en fichent complètement. Il pourrait y avoir n’importe quoi dans les vitrines, ils ne tourneraient pas la tête.

Ma foi, la littérature populaire, c’est ça. Je parle du bouquin chroniqué aujourd’hui. En l’occurrence, un western. Un roman totalement voué à la distraction du lecteur. Tout est écrit pour que ce dernier lise jusqu’au bout sans se détourner. Pas trace de réflexions philosophiques, ou sociologiques. Pas trace non plus de considérations sur la géopolitique de l’époque. Tout au plus nous informe-t-on, rapidement, que cela se passe au Colorado, sans plus de détails. Un grand numéro de littérature populaire. La preuve : les deux premiers chapitres, à eux seuls, exposent davantage d’action et de rebondissements en 30 pages que les « Série Noire » de maintenant en globalité. D’ailleurs, si on n’est pas plongé dans le récit au bout de ces deux chapitres, mieux vaut renoncer à toute forme de lecture. C’est passionnant, et si certains ne daignent pas s’en apercevoir, tant pis pour eux.

Ensuite, que la couverture n’ait aucun rapport avec le texte contenu à l’intérieur constitue une réalité regrettable, mais courante dans les éditions de kiosque des années 70.

Pour ma part, ce que j’ai préféré, c’est quand le récit déboule dans le décor des ranchs. Oui, j’ai toujours été fasciné par les ranchs et les cow-boys. Dès qu’il s’agit de troupeaux de bétail et de grand chapeaux, je me sens chez moi. Parce que j’y suis. Je sens l’odeur de l’herbe verte, j’entends le crépitement du feu de cheminée. Je me demande souvent quelle aurait été ma vie si je l’avais passée dans un corral du Colorado, au beau milieu de la grande plaine peuplée de chevaux sauvages. Ah, je n’habitais pas au Far-West ? Zut, voilà le grand problème de mon existence.

Posté par Dalleray à 16:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :