Le Blogue de Manuel Ruiz

03 février 2017

Une crêpe à l'Île Saint-Louis

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Un écrivain ne vit pas que de nourriture intellectuelle. Suivant ce précepte, je suis passé sur l'Île Saint-Louis, quartier que j'ai trouvé quelque peu... cher. Disons que si vous désirez dîner dans les restos de là-bas, mieux vaut avoir la carte bleue bien achalandée.

En vertu de quoi, je me suis rabattu sur une crêperie, découverte par hasard. Un accueil sympa et une bonne crêpe au chocolat. Miam. Ah, vous êtes jaloux ? Tel n'était pas mon but.

Et maintenant, bon appétit.

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02 février 2017

Ces dames de l'annonce - Théâtre Clavel

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-Une pièce de Philippe Decaplain, présentée au Théâtre Clavel-

Vous allez finir par croire que je couche au Théâtre Clavel, mais ce n’est pas de ma faute si j’habite à côté et s’il me suffit de marcher 200 mètres pour m’y rendre.

Bref, j’y suis allé une fois de plus. À cette occasion, pour y voir « Ces dames de l’annonce », une pièce de Philippe Decaplain, annoncée en grande pompe sur Facebook. Je peux vous dire qu’elle faisait le plein, bonne nouvelle par les temps qui courent. Le thème est relativement simple : un monsieur passe une petite annonce de rencontre et quelques dames y répondent. La pièce nous raconte les rendez-vous, et c’est un prétexte pour présenter une galerie de femmes amusantes, voire vraiment déjantées.

Sur le plan littéraire, celui qui me touche le plus, l’ensemble est bien écrit et soigné. En tout cas, le texte se défend parfaitement. Sur le plan de l’interprétation, j’ai apprécié les actrices (Julie-Anne de Sée, Anne Bert, Wanda Sportes, Sandrine Besnard), complètement impliquées dans leurs rôles, parfois très forts.

« Ces dames de l’annonce » surfe donc sur la vague du théâtre érotique, qui semble bien se porter dans les salles parisiennes. En plus, elle est très liée aux milieux de la littérature érotique et aux réseaux sociaux. D’aucuns nous diront qu’elle s’adresse à un public averti. J’estime, moi, que toute personne de plus de 18 ans peut la voir. À moins d’être complètement bouché. On rit, on s’amuse, et on sort de là revigoré.

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18 janvier 2017

My lonely christmas in Berlin - Charlotte Roustang

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Depuis que je maintiens ce blog, contre vents et marées, j'ai déjà fait tout et n'importe quoi. Mais aujourdui, je me surpasse, puisque je publie un truc sur un film qui n'existe pas encore.

Comment cela se peut-il ? Eh bien, je parle de Charlotte Roustang. Vous la connaissez, car elle avait réalisé le film "Saviour", déjà chroniqué ici, quelque part. Maintenant, elle vient d'en tourner un autre. Le titre provisoire : "My lonely Christmas in Berlin".

Elle vous livre elle-même le sujet : "Mon Noël (très) berlinois” est un conte de Noël social et déjanté dans les rues de capitale allemande. Mélanie est une musicienne française expatriée à Berlin. Elle se retrouve seule à Noël pour la première fois, après le décès de sa grand mère. Elle est finalement entraînée dans les rues de Berlin grâce à des rencontres inoubliables et découvre alors la face cachée de Noël ainsi que la ville de Berlin telle qu'elle ne l'avait jamais vue. "Mon Noël (très) berlinois” donne à découvrir avec humour et tendresse des personnes et des personnages touchants ou hauts en couleur, qui vivent à leur façon et font connaître à Mélanie, l´héroïne du film, un Noël inoubliable hors du mode traditionnel. Le film commence comme une tragi-comédie, puis se transforme en road movie dans les rues de Berlin, lors de la nuit du Réveillon.
C´est en toile de fond un film sur la subculture berlinoise, ainsi que la solitude dans les grandes villes, la condition d´être femme célibataire en fin de trentaine et enfin c´est enfin ma déclaration d´amour à Berlin, vue par mes yeux de francaise expatriée. Le film met d´ailleurs en scène une partie de la communauté française berlinoise qui n'a cessé de grandir ces dernières années."


Intéressant. Malheureusement, Charlotte Roustang a le même problème que tous les artistes : elle cherche de l'argent. Sans cela, impossible de finir le projet et de sortir le film. Alors, elle a ouvert un compte dans ce but :

 

Mon Noël (très) Berlinois sur Touscoprod

Noël tel que vous ne l avez jamais vu ! Un conte déjanté dans les rues de Berlin, qui mêle fiction et documentaire.

http://www.touscoprod.com

 

N'hésitez pas à faire un effort, même modeste. Le cinéma indépendant en a besoin. Avec un budget suffisant, ce film pourra voir le jour, ainsi qu'il le mérite. Il vous suffit de faire un petit don, et vous aurez bien mérité du 7è Art.

Bonne chance à Charlotte et à son équipe.

 

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28 novembre 2016

Le Salon de la Littérature Erotique - Galerie Art en Transe

Ma vie sociale n’ayant pas complètement sombré dans le néant, j’ai profité de ce samedi pour me rendre dans le III° arrondissement,

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vers la petite rue de Verlomme. Là, à la galerie Art en Transe, se déroulait le Salon de la Littérature Érotique.

Tout de suite, pour ceux que l’intitulé pourrait faire sursauter, précisons qu’il s’agissait simplement de littérature, et qu’il ne s’y passait rien de dangereux pour la société, à moins que parler de livres avec de belles femmes soit de nature à faire s’effondrer la civilisation. Bref, c’était un salon littéraire.

L’organisatrice était Flore Cherry, l’infatigable fourmi qui organise et organise sans trêve ni repos, et à travers tout Paris, des évènements de ce genre, qui permettent à des artistes de s’exprimer alors qu’ils n’en ont, souvent, guère l’occasion. On lui doit beaucoup, à la belle Flore. Recevra-t-elle un jour la reconnaissance et la gratitude qu’elle mérite pour ses efforts ? Pas sûr. Le monde dans lequel nous vivons accorde rarement cela.

Pourtant, ce fut un succès. Ce sera d’ailleurs ma seule réserve : il y avait un monde fou dans une galerie réduite. J’ai passé mon temps à me faufiler pour aller saluer un tel, ou entendre tel discours. Même si tout le monde était sympa, on se prend à regretter une salle un peu plus vaste.

J’ai retrouvé les grands classiques de ces happenings : Flore Cherry déjà citée, Julia Palombe, Octavie Delvaux, Eve de Candaulie, D'Ange Heureux Poète. Malheureusement, et à mon grand désespoir, j’ai raté ma super copine Clarissa Rivière. De quoi gâcher mon week-end ! Mais je me suis consolé. En effet, on nous proposait des défis d’écriture, et pour la première fois, j’en ai gagné un ! Celui organisé par B-Sensory. Le sujet : « Imaginer une relation virtuelle entre deux personnages improbables ». Il faut croire que je ne suis pas si mauvais que je le croyais ! La récompense : trois mois d’abonnement à B-Sensory. Je n’ai pas bien compris de quoi il s’agissait, mais je promets d’aller voir.

L’après-midi fut bien occupé et nous aida à lutter contre le froid envahissant. Espérons que ce genre de réunions va continuer, car nous en avons bien besoin, pour nous distraire, nous rencontrer, et pour garder foi en l’avenir

 

 

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02 septembre 2016

Perles à rebours (Big Bank Roll) - Editions et Publications Premières - Glen Chase - 1976

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Un roman de la collection Cherry O (N°25), datant de 1976, écrit par Glen Chase.

THÈME : Cherisse Delissio, dite Cherry O, est une agent du SPASM. À New York, elle vit un incident curieux : elle se retrouve en possession d’un ticket du Mont-de-Piété égaré par quelqu’un. Intriguée, elle choisit d’aller l’échanger et reçoit en retour une bague sans grande valeur. Rien de monumental. Et pourtant, voilà que des meurtres s’enchaînent. Des hommes se font tuer à cause de cette vulgaire bague. Cherry O se voit contrainte de mener une enquête, en compagnie de son chef et amant Mark Condon. Elle les conduira à une agence de call-girls et à trois personnages mystérieux dont on se demande pourquoi ils se réunissent dans une maison du Connecticut.

MA LECTURE : Il y a des romans qui marquent une vie, souvent sans que cela soit en rapport avec leur qualité. Prenez celui-ci, simple polar sans autre prétention que celle de distraire le lecteur. En toute logique, il aurait dû se perdre dans le puits de ma mémoire, qui en a englouti bien d’autres. Or, « Perles à rebours » est resté présent à mon esprit, malgré le temps. Cela pour une raison fort simple : c’est ce modeste bouquin qui fit découvrir à l’adolescent que j’étais une pratique sexuelle dont je n’avais jamais entendu parler auparavant : le sado-maso. Oui, je l’ai découvert à cette occasion. Aujourd’hui, un demi-siècle plus tard, le sado-maso (rebaptisé BDSM, par la grâce de la mode des initiales) s’est imposé à peu près partout, et s’étale sans complexe. À l’époque, c’était évidemment différent. Je me souviens encore de ma surprise en voyant ces jolies filles qui prenaient un plaisir étrange, et incompréhensible, à recevoir des fessées. Que leur arrivait-il donc, me demandais-je. En somme, ce fut une étape de mon éducation. Voilà pourquoi « Perles à rebours » est demeuré dans mes souvenirs.

Maintenant, pour parler du livre en lui-même, je dois répéter, une fois de plus, que cette collection de Cherry O était absolument passionnante et que je ne comprends pas pourquoi tant de gens l’ont traitée par le mépris, ou l’indifférence. Ici, nous avons affaire à un vrai et très bon polar. L’idée de départ est si géniale qu’on se dit qu’elle aurait dû être reprise par d’autres : un ticket du Mont-de-Piété tombé de la poche d’un homme assassiné et qui provoque une cascade de meurtres. Bien trouvé, accrocheur. Ensuite, les rebondissements s’enchaînent et on suit l’enquête périlleuse de la belle Cherry O, laquelle promène désormais sa tignasse rousse à New York, et plus dans des contrées exotiques. De la littérature populaire à l’état pur.

1976. C’est ce que l’on pourrait qualifier de point culminant des seventies, l’apogée de cette décennie de cheveux longs et de libération sexuelle. La lecture de « Perles à rebours » fait remonter à la surface Kojak, Starsky et Hutch, les Drôles de Dames, et tout ce qui a fait la mythologie de notre jeunesse. Bien sûr, cela est un peu lointain. Mais les souvenirs ne demandent qu’à se réveiller et à venir nous regonfler le moral. J’ai eu la chance de vivre cette époque et, avec le recul, j’en suis heureux.


25 août 2016

la fin d'Artblog

IMG00040Ce n'est qu'une photo, mais elle représente quelque chose pour moi. La fin d'une époque. Pour ne pas sombrer dans la grandiloquence, je dirai la fin d'une étape de ma vie.

Artblog, ce fut la plus belle période de mon parcours littéraire. J'y tenais mon blog : 'l'Artblog de Manuel Ruiz". J'y publiais mes histoires. Et j'avais mon public : un cercle de lecteurs qui me suivaient fidèlement et me laissaient leurs avis. La plupart des histoires formant aujourd'hui le "Cycle de l'Etrange" sont nées à cet endroit. La belle époque, les bons souvenirs, les bons moments partagés. Cela a duré quelques années.

Et puis, cela a pris fin, parce que tout a une fin en ce bas monde. Telle est la loi, inexorable, de la vie. Mon Artblog s'est étiolé. Mes lecteurs se sont dispersés, avant de s'effacer dans le virtuel. Pour la plupart, j'ignore ce qu'ils sont devenus. Ce n'est la faute à personne.

Aujourd'hui, Artblog disparaît et son nom de domaine est à vendre. J'ignore, naturellement, ce qu'en fera le futur propriétaire. Peut-être gardera-t-il le principe d'une plate-forme de blogs. Peut-être. En attendant, je vois une page de ma vie se tourner.

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22 juillet 2016

Le Faidherbe (Les Lilas)

1405_restaus_faidherbeSi vous passez par Les Lilas, charmante commune de la Seine-Saint-Denis en bordure du XIXè arrondissement, je vous signale et recommande une adresse : le Faidherbe, 69 rue de Paris.

Rien de monumental, rassurez-vous. Le Faidherbe est simplement une de ces innombrables brasseries qui pullulent en région parisienne et qui se chargent de restaurer une population de plus en plus nombreuse. Rien pour retenir l'attention, direz-vous. Pourtant, il y a déjà la possibilité de choisir un menu intéressant à 11,50 euros, ce qui garantit un bon déjeuner à un coût minimum : une entrée et un plat principal tout à fait correct. Mais l'important est ailleurs.

L'important au Faidherbe, c'est la brasserie elle-même. Il s'agit d'une de ces "brasseries familiales", semblable à celles qui faisaient le quotidien de jadis et qui séduisaient tant les provinciaux montés à Paris que nous étions. L'ambiance est bel et bien celle d'une famille. La patronne Chantal et les serveurs vous accueillent avec le sourire. Les clients et le personnel se connaissent visiblement depuis longtemps et échangent des nouvelles. L'endroit est un lieu de restauration, mais aussi de conversation et de détente. Autour des assiettes, on discute entre amis. Et franchement, ça fait du bien. Un moment de relaxation en marge de la grande ville.

Voilà pourquoi je vous recommande le Faidherbe. 69, rue de Paris, aux Lilas. N'hésitez pas.

 

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12 mai 2016

Ma nouvelle émission radiophonique : "Les Géants du 7ème Art"

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Aujourd'hui est une belle journée, puisque c'est celle où CAMCF sort ma nouvelle émission radiophonique, "Les Géants du 7ème Art" :

http://www.camcf.com/fiches/l7a.htm

Il s'agit d'un documentaire sonore sur l'histoire du cinéma, formé de 24 épisodes de 11 minutes. Ils présentent 24 grands noms du 7ème Art, avec un résumé de leur carrière et de leur vie. Il sera dorénavant diffusé sur les radios locales, grâce à CAMCF.

Je dois remercier Olivier Raymond, qui a fait la musique et le montage, ainsi que Caroline Carl et Stéphanie Reynaud, qui ont assuré la lecture du texte, et Emmanuelle Fréget qui a conçu le visuel que vous voyez sur la droite.

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26 avril 2016

"Jeux d'amants" - Collection Paulette - 2016

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L'écrivain que je suis (encore) reprend modestement ses activités. Modestement, car je publie cette semaine un recueil collectif. "Jeux d'amants", chez Collection Paulette :

http://www.charmebooks.com/663282/Jeux-d-amants.ebook

Un recueil collectif, en effet. Il regroupe 6 histoires de 6 auteurs différents. La mienne est la quatrième et s'appelle "Des jeux d'hommes". C'est la première fois que je participe à ce genre de publication. Une expérience nouvelle pour moi, et que j'aborde avec joie. Je n'ai pas à me plaindre : je suis entouré par des auteurs classiques dans ces collections. Je pense donc que ce sera positif dans mon parcours.

Je précise que Collection Paulette, en dépit de son nom, est bien un éditeur et qui publie de la littérature de qualité.

Pour 1,99€, vous aurez droit à une bonne lecture. N'hésitez pas à vous le procurer et à le lire. Cela vous vaudra une bonne lecture.

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