Le Blogue de Manuel Ruiz

13 mai 2012

Les épaves - Véronique Cabon d'Angelo - Editions Kirographaires - 2012

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Un recueil de nouvelles, de Véronique Cabon d’Angelo, publié par les Éditions Kirographaires. 20 nouvelles sont au programme. Genres : fantastique, et parfois chronique sociale.

Il est toujours difficile de chroniquer un recueil de nouvelles. Impossible de les traiter une à une, car on risque de dévoiler les sujets et d’amoindrir le plaisir de la lecture. Je préfère livrer quelques réflexions personnelles, en espérant qu’elles donneront envie de lire le bouquin.

Je connais Véronique Cabon d’Angelo depuis 2005. Nous avons sévi ensemble sur Anice-Fiction. Elle est un des rares auteurs aniciens avec qui j’ai gardé le contact (ce sont les choses de la vie). Aujourd’hui, elle publie ce recueil. Je connaissais déjà un certain nombre d’histoires, pour les avoir lues sur Anice-Fiction. J’ai découvert les autres. Véronique est assez proche de moi : elle écrit du fantastique. Mais sa démarche est fort différente de la mienne : cette jeune fille BCBG a toujours été fascinée par l’épouvante, les tueurs en série, la mort. Elle admire Lovecraft et Virginie Despentes, et cette influence se fait sentir. Elle est beaucoup plus stylistique que moi. Son style est d’ailleurs bien meilleur que le mien. Plusieurs de ces nouvelles sont des exercices de style. Pour les autres, j’ai l’impression que la sélection a plutôt porté sur les histoires sociales, plus que vers le fantastique, qui était ce que je connaissais le mieux chez Véronique. Peintures sociales sans concession, avec des personnages pittoresques et pitoyables, avec des suicides et des morts violentes. Avec un détour par l’absurde, comme dans « La manif », sans doute la meilleure nouvelle du recueil. Avec aussi, parfois, un langage assez cru. Véronique nous explique que les épaves, c’est nous, et que nous sommes partagés entre la peur et l’envie de devenir des épaves. Elle n’oublie jamais sa Bretagne, qui sert de fond à plusieurs histoires.

J’ai aimé et j’espère que les lecteurs s’intéresseront à cet ouvrage bien écrit et ambitieux, pour découvrir cette auteure que je connais depuis longtemps.

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07 mai 2012

N'importe quoi du 7 mai 2012

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Ce qu'il y a de bien avec les victoires de la gauche à la place de la Bastille, c'est qu'on peut faire la bise à toutes les filles. D'habitude, elles ne veulent pas. Finalement, il faudrait que la gauche gagne une élection chaque jour.

Ce qu'il y a de pire, c'est l'odeur des merguez. Quand on la prend dans la tronche, on apprécie. Cela devrait être interdit.

Autrement, il faisait FROID.

Ainsi donc, un président hyper-impopulaire et avec un bilan hyper-désastreux a quand même rassemblé plus de 15 millions de suffrages. Drôle de pays.

Le meilleur discours de Sarkozy, c'était le dernier. Le discours d'adieu. S'il avait toujours parlé comme ça, peut-être que...

Finalement, si la droite avait présenté François Fillon, elle aurait gagné.

Ségolène Royal : combien de liftings ?

Combien de temps Sarkozy et Carla Bruni vont-ils rester ensemble maintenant qu'il n'est plus président ?

Et moi, ben, je dois reprendre ma radio série.

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25 avril 2012

N'importe quoi du 25 avril 2012

-Johnny Hallyday reçoit un redressement fiscal de 9 millions. Eh oui, on finit toujours par payer, tôt ou tard. Le plus drôle est que le fisc découvre tout un système de sociétés écrans qui fonctionnait depuis des années et qui aurait nécessité une immense compétence. Sacré Johnny, qui était finalement moins bête qu'il y paraissait.

-Madonna, ça ne va pas. Son dernier disque est un flop, et sa tournée ne semble pas passionner les foules. Ben, ce n'est pas poli de le dire, mais la nana n'a plus vingt ans. Le temps passe et on n'y peut rien.

-L'actrice Frédérique Bel a soutenu François Hollande en postant sur Twitter une photo d'elle à poil. Twitter l'a censurée. Lamentable : pour une fois que la campagne devient sexy, on nous en prive.

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-À propos de la campagne, j'ai appris avec surprise que M. Sarkozy et la droite accusent la presse d'être responsable de leurs difficultés. Ah bon ? Les présidents de France Télévision et de Radio France ont été nommés par Sarkozy, et tous les groupes de presse appartiennent à des copains personnels de Sarkozy. Mais ce détail ne semble guère les troubler.

-Un acteur brésilien, qui jouait Judas dans une pièce sur la passion du Christ, est mort accidentellement sur scène en se pendant. Et Dieu dans tout ça ?

-À Paris, temps pourri. Sérieusement, un printemps pareil, ça fait regretter l'hiver. Bientôt la neige ? Ce n'est pas à exclure.

-Pour ma part, je me débats entre le désir de faire la troisième saison de ma radio série et... la difficulté pour le faire. À mon âge, on hésite. Et ça me fait drôle de le dire.

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14 avril 2012

Colt 45 (The proud gun) - Gordon D. Shirreffs - Librairie des Champs-Elysées - 1970

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Roman western de la collection des Champs-Élysées (N° 41), datant de 1970.

L’AUTEUR : Gordon D. Shirreffs est un grand de la littérature western. Il a divisé son œuvre en deux parties distinctes : des westerns sur les guerres indiennes, et d’autres sur des sujets sociaux. Une forme de schizophrénie ? C’est l’impression qu’on a parfois devant un travail immense.

THÈME : Lee Gunnell revient à Sundown, Nouveau-Mexique, la ville dont il fut le shérif. Pourquoi est-il revenu ? Personne ne le sait. Lui-même ne semble pas le savoir très bien. Mais les blessures du passé ne sont toujours pas refermés. À peine arrivé, il est victime d’une tentative d’assassinat. Le pays est dominé par le shérif Horan, qui fut jadis l’ennemi de Gunnell. Est-ce l’explication ? Il ne peut compter que sur l’aide de Ruth Ripley, son ex-amoureuse, et de quelques amis mexicains. Bien mince pour survivre dans un environnement de plus en plus hostile, avec des tueurs qui rôdent dans tous les coins.

MON AVIS : Après la relative déception de « L’arbre du pendu », ça fait du bien de retrouver un véritable écrivain de western, un grand. Parce que Gordon D. Shirreffs est un maître du western. C’est son créneau et il le domine. Dès les premières lignes, on voit la différence. Nous voici au Nouveau-Mexique et nous voici saisis : on lit jusqu’au bout. Et tant pis si tout cela est hyper-classique, vu et revu cent fois au cinéma, ou à la télé. C’est maîtrisé à la virgule près. Shirreffs reprend un sujet éprouvé : le shérif qui revient dans la ville où il fit jadis la loi. Il s’installe à l’hôtel, et nous avons droit au défilé d’une galerie de personnages : marshal corrompu, ivrogne, filles de joie, ex-amoureuse devenue journaliste, fils de l’ex-amoureuse devenu adjoint au marshal, tueurs à gages. Rien de bien nouveau, mais diablement efficace et prenant. Au passage, l’auteur n’oublie pas de lancer quelques réflexions sur le racisme, ou la politique. La marque d’originalité, c’est le héros : Gunnell parle à peine, agit à peine, et ne sait pas lui-même pourquoi il est revenu dans une ville où il n’a plus rien à faire. Ce N° 41 est un bon western.

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10 avril 2012

L'arbre du pendu (Hangtree Range) - William Hopson - Librairie des Champs-Elysées - 1969

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Roman de la collection western (N°32) de la Librairie des Champs-Elysées, datant de 1969.

L'AUTEUR : William Hopson semble avoir fait une belle carrière aux USA. Mais pas en Europe. « L'arbre du pendu » est son livre le plus connu sur le Vieux Continent. Le seul, serait-on tenté de dire. Le reste de son oeuvre n'a pas bénéficié de la même diffusion. Encore un auteur qui a mal franchi l'Atlantique.

THÈME : En Arizona, les gros éleveurs de bétail ne supportent pas les troupeaux de moutons qui déferlent sur leurs terres. L'un d'eux, Lem Cooley, paye un fripon pour aller abattre des bergers, histoire d'effrayer les autres et de les faire fuir. Mais le gunman se fait capturer par deux hommes qui le pendent. Cooley cherche alors les coupables pour les pendre à leur tour. C'est le début d'une ronde macabre qui verra se multiplier les victimes.

MON AVIS : La collection western de la Librairie des Champs-Elysées était déjà bien présente dans les kiosques quand ce numéro est venu s'y ajouter. Hélas, force est d'admettre que le bouquin ne tient pas les promesses de la couverture, particulièrement accrocheuse. William Hopson n'est pas Louis l'Amour, et ça se voit très vite. Certes, ça démarre plutôt bien, mais ensuite il faut se rendre à l'évidence : malgré quelques bonnes idées, le livre ne décolle jamais. J'oserai dire qu'il devient ennuyeux. On a sans arrêt l'impression de tourner en rond. Surtout, surtout, il y a tant de personnages et tant de pendaisons qu'on ne sait plus au bout d'un moment qui a pendu qui !

En fait, l'intérêt de ce bouquin, c'est la documentation, parfaite et impressionnante. L'auteur est bien informé sur les guerres indiennes, la géographie de l'Arizona, les moeurs de la Frontière. Nous avons droit à une foule de détails passionnants sur les armes, les boissons, la nourriture, les maisons, la conduite des troupeaux de moutons. Un type qui voudrait écrire des westerns (y a-t-il encore des candidats ?) aurait intérêt à le lire. Pour le reste, avouons-le : ce n'est pas le meilleur de la collection.

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04 avril 2012

Gabriel Beauregard Visions - Myriam Salomon Ponzo - Lulu - 2011

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Un roman policier et écologique, de Myriam Salomon Ponzo, édité chez Lulu.

THÈME : Simon est un écrivain à succès. Il a décidé de s'octroyer quelques vacances à Townlake (Montana), dans une maison louée par son éditeur. Tout de suite, il est invité à dîner par ses voisins, lesquels se révèlent un couple étrange. Surtout, Simon commence à être victime de visions épouvantables. Heureusement pour lui, le shérif local, Brody, a déjà des soupçons et a rassemblé sa petite bande : Sofia, Gregory et le forestier Gabriel Beauregard. Discrètement, ils mènent leur enquête. Arriveront-ils à temps pour sauver le malheureux Simon ?

J'AI BIEN AIME : Ben, pour une surprise, en voilà une ! Myriam Salomon Ponzo a fait des progrès spectaculaires par rapport au premier roman (que je n'avais personnellement pas trop aimé). Cette fois, elle nous balance un polar, un vrai, bien ficelé, bien monté. Un véritable polar hitchcockien, avec un suspense hitchcockien, et un méchant typiquement hitchcockien. Et ça marche : le suspense final est quasi-insoutenable. À lire absolument. Finalement, notre amie Myriam va peut-être devenir une bonne écrivaine, après tout. Au passage, on peut s'amuser à compter les références cinématographiques : « Psychose », « Citizen Kane », etc.

J'AI UN PEU MOINS AIME : Je ne comprends toujours pas pourquoi les polars de Myriam se déroulent en Amérique, alors qu'ils pourraient se dérouler dans les Alpes ou les Pyrénées. Surtout, surtout, il y a le personnage de Gabriel Beauregard, qui est sans arrêt présenté comme un homme très séduisant et plein de charisme... alors que rien dans sa description ne semble l'indiquer. Il faut croire que les femmes ont des critères très différents des nôtres.

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03 avril 2012

La passion des livres

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02 avril 2012

Encore ?! - Claire de la Chatlys - Kirographaires - 2012

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Livre érotique de Claire de la Chatlys, édité chez Kirographaires.

Il est difficile de parler de « Encore ?! » En effet, il ne s'agit pas d'un roman et ne propose donc aucune intrigue. Il s'agit d'un recueil de nouvelles érotiques. Mais les nouvelles, elles non plus, ne racontent pas vraiment d'histoires et se présentent plutôt comme autant d'exercices de style.

Difficile donc de « prendre » (si j'ose dire) ce livre. La meilleure solution étant sans doute de lire une ou deux nouvelles chaque soir. Mieux vaut, dans ce cas, lire d'une seule main. Et prévoir une douche froide tout de suite après.

Les nouvelles ont des longueurs variables. Certaines se réduisent à une demi-page, d'autres sont de véritables historiettes. Comme dit plus haut, elles ne racontent pas vraiment d'histoires et se présentent comme de longues descriptions érotiques. Je ne sais si telle était l'intention de l'auteure, mais j'ai eu l'impression que Claire de la Chatlys nous restituait la littérature érotique du XVIIIè siècle : en effet, tout est dans le style. L'intérêt, c'est le choix des mots justes, la richesse du vocabulaire, les expressions qui frappent, les phrases délicatement ciselées. C'est une maîtrise de la langue (si j'ose dire, bis) qui alimente page par page le plaisir de la lecture (en attendant d'autres plaisirs, plus hypothétiques). Un genre de littérature érotique plus vraiment à la mode, peu répandu de nos jours, et que Claire de la Chatlys a le mérite de ressusciter et de moderniser.

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Le saphir du bois de Boulogne (Hot rocks) - Glen Chase - Editions et Publications Premières - 1974

Hot rocksRoman d’action et d’érotisme, datant de 1974, appartenant à la collection Cherry O.

THÈME : Cette fois-ci, Cherry O est en vacances, et elle survole l’Afrique, quand elle repère un homme s’enfuyant dans le désert du Kalahari. Il s’appelle Jan Voorhout et il possède la carte d’un filon de diamants exceptionnels. Naturellement, la Mafia veut s’en emparer. Cherry O va devoir reprendre du service et entamer une course-poursuite entre l’Afrique du Sud et la Hollande pour mettre la carte en sécurité dans le coffre de la compagnie minière.

LE SAPHIR : Le titre français est incompréhensible et on préfèrera le titre américain, beaucoup plus indicatif. Une histoire de pierres précieuses, en effet. Glen Chase reprend à son compte un thème fréquent dans la littérature d’action de l’époque : un trafic de diamants à partir de l’Afrique du Sud. Thème illustré notamment dans un célèbre James Bond. En toute franchise, je ne classerai pas cet opus parmi les meilleurs de la collection. Certes, il démarre très fort avec une scène d’ouverture digne d’un western de Jack Arnold. Certainement le passage le plus intéressant du livre. Ensuite, il s’avère que l’espionne rousse se montre, pour une fois, avare d’exploits sexuels. Juste une nuit d’amour dans un palace et un strip-tease. Elle nous avait habitués à autre chose ! Elle préfère garder son corps séduisant pour des prouesses plus guerrières : à elle seule, elle abat la moitié de la Mafia. C’est spectaculaire, c’est bien trouvé. Il y a des moments de grand thriller. Comme le détournement d'un avion grâce à un sabotage, ou Cherry dissimulant la carte dans le canon d'un revolver. Mais disons que ce n’est pas tout à fait ce qu’on attend de notre belle aventurière. Un opus un peu à part, dirons-nous.

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23 mars 2012

Tant qu'il y aura des zooms (Crack Shot) - Glen Chase - Editions et Publications Premières - 1974

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Roman d'action et d'érotisme, datant de 1974, appartenant à la collection Cherry O.

THÈME : À San Francisco, Cherry O est chargée de protéger un producteur de films pornographiques que la Mafia menace. Dans ce but, elle va se faire engager par lui, allant jusqu'à réaliser elle-même les films. Elle va aussi habilement monter les deux factions mafieuses l'une contre l'autre, au péril de sa vie. Reste le meurtre d'une actrice, commis en pleine réception, et dont le coupable n'est peut-être pas celui qu'on pensait.

ZOOM : 1974. Que ça remonte loin, maintenant. Ce vieux bouquin nous rapporte les odeurs d'une époque à jamais révolue. Cherry O, c'est de la série Z. C'est-à-dire que l'écriture est complètement nulle, et qu'on peut s'amuser à compter les répétitions et les fautes d'accord. Sans parler de la platitude des phrases et des dialogues. C'est la loi du genre. On aime ou on n'aime pas. Mais Cherry O, c'était de la vraie série Z. C'est-à-dire que si les gens voulaient bien le lire, ou le relire, ils découvriraient que c'était plus intéressant qu'il n'y paraissait au premier abord. Certes, l'histoire est invraisemblable et on n'y croit pas une seconde, comme souvent. Mais c'est un vrai roman. C'est bourré de bonnes idées dont on se dit que chacune pourrait fournir le sujet d'un polar : une embuscade dans la nuit de San Francisco, une fusillade dans un restaurant en pleine obscurité, un meurtre commis au beau milieu d'une grande party. Il y a des rebondissements et du suspense. Bref, Glen Chase ne prend pas ses lecteurs pour des imbéciles et leur fournit un vrai produit. Les passages érotiques sont bien trouvés et la belle agent secret rousse nous offre de nouveaux exploits sexuels dans les décors luxueux de la Californie des 70's. Cette fois-ci, d'ailleurs, elle s'abstient de relations lesbiennes et se contente des hommes. Reste que la description du cinéma porno de l'époque est visiblement un peu enjolivée. Nous savons aujourd'hui que ce milieu ne fut pas toujours si rose. Un opus tout à fait convenable dans la série.

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