Le Blogue de Manuel Ruiz

26 avril 2016

"Jeux d'amants" - Collection Paulette - 2016

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L'écrivain que je suis (encore) reprend modestement ses activités. Modestement, car je publie cette semaine un recueil collectif. "Jeux d'amants", chez Collection Paulette :

http://collection-paulette.jimdo.com/publications/jeux-d-amants/

Un recueil collectif, en effet. Il regroupe 6 histoires de 6 auteurs différents. La mienne est la quatrième et s'appelle "Des jeux d'hommes". C'est la première fois que je participe à ce genre de publication. Une expérience nouvelle pour moi, et que j'aborde avec joie. Je n'ai pas à me plaindre : je suis entouré par des auteurs classiques dans ces collections. Je pense donc que ce sera positif dans mon parcours.

Je précise que Collection Paulette, en dépit de son nom, est bien un éditeur et qui publie de la littérature de qualité.

Pour 1,99€, vous aurez droit à une bonne lecture. N'hésitez pas à vous le procurer et à le lire. Cela vous vaudra une bonne lecture.

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11 avril 2016

Un week-end

12994549_10154150191639306_8012110734108653917_nCette rubrique s'appelle "Moi et les autres". Cependant, force est de constater que je parle de plus en plus de moi. Peut-être suis-je atteint d'une crise d'égocentrisme. Bien possible.

Plus simplement, j'ai vraiment l'impression de ressembler aux personnages de ces vieux films de Claude Sautet qui ont marqué ma jeunesse. Ces hommes qui ne faisaient rien de précis et se contentaient de regarder les jours s'écouler, entre autres raisons parce qu'ils ne pouvaient pas arrêter le temps. Je ressemble réellement à ces personnages.

Prenez ce week-end, tout juste achevé. Samedi, j'ai été pris d'une nostalgie soudaine et je suis retourné à la République. En fait, je désirais voir le canal Saint-Martin récemment remis en activité après un nettoyage complet. Eh bien, je l'ai vu, et point. Ensuite, j'ai fait un tour par "La Grisette" et "De l'autre côté", histoire de dire bonjour. Ces braves restaurateurs m'ont salué comme ça, sans plus. Après le nombre de fois où j'ai fait honneur à leur table, j'espérais un accueil un peu plus chaleureux ! Passons. De toute façon, les restos étaient à moitié vides. Ambiance zéro.

Le soir même, j'allais à la Porte des Lilas, pour assister à un concert. Le moral est revenu. C'est un bonheur toujours renouvelé de se retrouver avec ces artistes et de partager leur passion. En les voyant et en les entendant sur scène, j'ai en permanence le regret de ne pouvoir faire comme eux. En effet, je ne sais pas chanter, ni danser, ni dessiner. La nature ne m'a accordé qu'un don : celui d'écrire. Je ne sais rien faire d'autre. Toute ma vie, j'ai rêvé de devenir un de ces "grands de la chanson française", montant sur la scène avec une veste et une chemise, et déclamant ces "chansons à textes" si particulières. Cela n'arrivera jamais, parce que c'est impossible. Je ne serai jamais chanteur, et c'est peut-être mieux ainsi. En tout cas, une belle et réconfortante soirée.

Le lendemain, dimanche, je me suis rendu sans l'avoir prévu à un brunch. Pas n'importe où, mais à l'avenue Montaigne. Le Berkeley, que ça s'appelle. Tout de suite, évacuons le sujet : le brunch est à 48 euros. Je sais, ce n'est pas donné. Mais la classe y est : décor raffiné, service haut de gamme, aliments de qualité, décontraction et élégance. Même si c'est cher, il faut s'offrir ça de temps en temps, parce que ça fait du bien. En prime, mes amis et moi avons partagé une conversation intéressante et chaleureuse. Un week-end en forme de parenthèse. Comme dit plus haut, je ressemble de plus en plus aux personnages de Claude Sautet. Sans que je sache si je dois m'en féliciter, ou m'en inquiéter.

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08 avril 2016

Le Paradis du couscous

le-paradis-du-couscous-salle-principale-331dcHier soir, mes amis et moi avons tenté une aventure : aller dans le XVIè. Cela dans le but de découvrir un endroit tout nouveau, puisqu'il vient juste d'ouvrir : Le Paradis du Couscous. Un restaurant qui prétend devenir le temple du couscous.

Nous y sommes donc allés. Hélas, de paradis, il n'y a point. Et de miracle non plus. Déjà, en voyant la salle du sous-sol, où on nous a installés, j'ai commencé à avoir des doutes. Petite, étroite, exigue. On y était serrés, et avec un net sentiment d'avoir été parqués. En tout cas, une impression d'étouffement.

Mais c'est surtout la suite qui s'est révélée décevante. Le couscous ? Eh bien, un simple couscous standard. Apparemment, des boîtes ouvertes et réchauffées. La semoule sans saveur, les merguez noircies, les boulettes fades. Ajoutons que la quantité n'y était guère. N'importe quel couscous de Belleville ou de Barbès est meilleur. Même le thé à la menthe semblait se réduire à de l'eau chaude. Précision : on nous a fait payer 20 euros pour ça. Quant au service, pathétique : les serveuses complètement dépassées et paniquées, au point que les thés ont mis trois quarts d'heure à nous parvenir. Je n'accablerai pas ces malheureuses, mais plutôt le patron, qui s'est bien gardé de montrer son nez de toute la soirée, abandonnant le personnel à son sort. Je suis reparti très tard, en me disant que c'était enfin fini.

Alors, si vous passez par le XVIè et devant ce "paradis", poursuivez votre chemin et préférez l'enfer.

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04 avril 2016

Le Coquelicot, brunch de Montmartre

109957494_oCe dimanche, nous sommes allés à Montmartre pour nous restaurer, et nous avons choisi une adresse : LE COQUELICOT - 34, rue des Abbesses - 75018 PARIS.

Pour vous permettre de vous situer, il s'agit d'une boulangerie-brunch. Donc, pas vraiment un restaurant. En dehors des produits de pure boulangerie, cet établissement propose des petits déjeuners et des brunchs. Pour ceux qui en ignorent la signification, un brunch est une assiette avec un mélange de salé et de sucré, accompagnée d'un café et d'un jus d'orange.

Rapidement, évoquons le négatif : trop de monde. Ce n'est pas agréable, quand on va bouffer, de se faire bousculer, de devoir attendre pour s'asseoir, d'être environné de bruit. Bon, soyons justes : ce n'est pas la faute aux propriétaires. Admettons-le.

Maintenant, pour en venir au brunch lui-même, je dirai que c'est tout à fait correct. Mon mini-hamburger aurait pu être un peu plus cuit. Vous me rétorquez que je cherche la petite bête ? Vous avez raison. En fait, l'assiette (hamburger, frites, fromage et biscuit) est copieuse et acceptable. Pour 20 euros, on peut se sentir satisfait. Pour le service, il est jeune, dynamique et souriant. J'ai apprécié.

Alors, c'est avec plaisir que je peux vous le dire : si vous passez devant LE COQUELICOT, à Montmartre, n'hésitez pas à entrer.

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02 avril 2016

La Lucarne des Ecrivains

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Jeudi dernier, je me suis déplacé jusqu'à la Lucarne des Ecrivains. J'avais une bonne raison pour ça, puisque j'allais assister à une conférence de Chloé Verlhac. Il s'agit tout simplement de la veuve de Tignous, un des dessinateurs de Charlie Hebdo, assassiné en janvier 2015.

Eh bien, je ne regrette pas mon déplacement. Chloé Verlhac s'occupe de défendre la mémoire de son défunt mari et de faire la promotion de ses oeuvres littéraires et picturales. Elle nous a donc parlé de ça pendant une heure. J'ai découvert une femme étonnante, plus jeune que je ne pensais. Etonnante, car elle manifeste une force, une énergie, un punch et un optimisme incroyables. Incroyables quand on sait le drame épouvantable qu'elle a vécu. Elle a droit à mon admiration et à mon respect.

Soit. Mais soyons francs : je désirais surtout parler de la Lucarne des Ecrivains. C'est une librairie, située dans le XIXè, et qui propose un choix intéressant en matière de lectures. C'est aussi une association, celle qui s'occupe précisément d'organiser ces conférences, plusieurs par semaine. Elle a besoin d'aide, et de soutien. Je vous le dis parce que je connais assez bien le sujet, par expérience personnelle. Telle est la réalité de notre société. Toutes les associations ont besoin d'aide, et de soutien. Alors, soutenons la Lucarne des Ecrivains. Inutile de faire des chèques à plusieurs zéros : une petite visite, de temps en temps, pour assister à une conférence, sera suffisante. Je vous encourage à le faire.

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08 février 2016

Une soirée à la Porte des Lilas

108974712_oC'était samedi soir et c'était dans un sous-sol de la Porte des Lilas. Dehors, il faisait froid et le vent soufflait.

À quelques mètres sous terre, nous étions quelques-uns, non pas à attendre la gloire, mais à nous réunir. Un simple concert privé, sans autre prétention que celle de nous rencontrer. On pourrait comparer ça à une jam session, sauf qu'il ne s'agissait pas vraiment de jazz. Chacun à son tour est monté sur la scène pour chanter des chansons, avec l'accompagnement d'Olivier au piano. Rassurez-vous : je ne me suis pas ridiculisé en le faisant aussi. Je suis resté bien sagement à ma place.

Nous étions donc là et c'était formidable. Au-dessus, le monde poursuivait sa marche absurde et déprimante. Quant à nous, nous avons passé une soirée formidable. On sentait une ambiance d'amitié, de complicité, une passion commune pour la musique, peu importe le genre. Chansons, sourires, plaisanteries. Pour parler simplement, on se sentait bien ensemble, et on aurait pu y rester longtemps. Hélas, il a bien fallu repartir, tard dans la nuit. J'avoue que je l'ai fait avec regret et que la rue de Belleville m'a semblé très noire et très vide sur le chemin du retour.

Vous me rétorquerez que voilà des choses bien simples et qui ne méritent guère qu'on leur consacre un article. Sans doute. Seulement, notre époque est si peu enthousiasmante que ces petites choses acquièrent une signification qu'elles n'auraient sûrement pas à un autre moment. Dans ce sous-sol, nous avons partagé un cadeau rarissime : quelques heures de bonheur. Je ne l'oublierai pas. Merci à tous.

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01 février 2016

Macumba les pattes (What a way to go !) - Glen Chase - Editions et Publications Premières - 1975

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Le N°16 de la collection Cherry O, écrit par Glen Chase, et datant de 1975.

THÈME : Cherry Delight est envoyée à la Jamaïque avec une mission simple : démanteler un important trafic de drogue. Dès son arrivée, elle est kidnappée et enfermée dans une maison en pleine jungle. Elle parvient à s’évader de manière rocambolesque. Dans la poursuite de sa mission, elle peut compter sur l’aide de quelques autochtones qui vont jusqu’à l’inviter à une cérémonie vaudoue. Mais sont-ils vraiment si bien intentionnés qu’ils y paraissent ? À en juger par les dangers qui se maintiennent, on peut en douter.

MON AVIS : La collection de Cherry O (The Sexecutioner, en américain) continue avec le N°16. Comme souvent dans les romans populaires de l’époque, le titre est trompeur, puisque l’intrigue ne se déroule pas au Brésil, mais à la Jamaïque. Hélas, je dois dire que l’intérêt de ce numéro est parfaitement résumé par la couverture : le sexe. Les deux premiers chapitres, à eux seuls, contiennent autant de scènes érotiques qu’un roman entier. Et la suite est à l’avenant. Rien à objecter de ce côté, si j’ose dire.

Malheureusement, quand on lit un bouquin, il y a aussi le reste. Or, le reste, dans ce cas précis, est limité. En fait, quasiment inexistant. En dehors des descriptions sexuelles, cette enquête de Cherry O apparaît quelque peu bâclée. On assiste à de longues cérémonies vaudoues, et pas grand-chose d’autre. Le suspense, qu’on attend et qu’on espère, n’est pas vraiment au rendez-vous et la fin des méchants semble téléphonée d’avance. Bref, comme signalé plus haut, ce numéro est bien reflété par la couverture, plutôt réussie.

On pourrait me rétorquer que l’intérêt est ailleurs. Ces collections érotico-policières étaient fort à la mode dans les années 70. Et aujourd’hui ? Les bouquinistes et les collectionneurs nous assurent qu’on en trouve des cartons entiers, abandonnés dans des greniers de provinces. Je suis sûr que ce doit être vrai. On les découvre de temps en temps, au hasard des déménagements et des changements de propriétaires. Des piles de vieux bouquins jaunis et écornés, et à présent tapis dans l'ombre. Ultimes témoignages d’une époque lointaine, disparue, et qui ne reviendra jamais. Celle de notre jeunesse.

 

28 janvier 2016

Une nouvelle chronique sur "La dentelle du Colorado"

 

La dentelle du Colorado

Titre: La dentelle du Colorado Maison d'édition: Auteur: Manuel Ruiz Format: numérique 262 pages Prix: 4,49€ Lune-Ecarlate en cliquant ICI Le résumé : Au Colorado, la belle Margareth Dallard prend la diligence pour Fort-Laramie. Or, nous sommes en 1862, en pleine Guerre de Sécession.

http://unmondedeconteuses.weebly.com

 

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18 janvier 2016

Le problème à N corps - Catherine Quilliet - Paul & Mike - 2015

97-thickbox_defaultUn roman contemporain de Catherine Quilliet, publié aux éditions Paul & Mike.

THÈME : Vincent est un scientifique bien installé, et qui vit heureux dans son couple. Un jour, il retrouve le journal intime qu’il tenait à son époque d’étudiant à Grenoble. Un épisode évoque une liaison qu’il aurait eu avec une fille prénommée Marianne. Problème : il ne s’en souvient pas. Il ne garde aucun souvenir de cette liaison. Comment peut-il en parler dans son journal ? Troublé, il décide de retourner à Grenoble pour mener son enquête personnelle. Cette dernière va l’amener à s’interroger sur tous ceux qui l’entourent : sa compagne, ses amis, ses collègues de travail, et même un étrange écrivain qui affirme avoir oublié tout ce qu’il a écrit. Peu à peu, il va approcher d’une étrange vérité.

MON AVIS : Décidément, j’ai fait du chemin depuis la création de ce blog. Voilà qu’aujourd’hui, on me contacte et on me propose spontanément des livres en me demandant de les chroniquer ici. Plutôt flatteur, sauf que je me demande jusqu’où cela me mènera. Va-t-on bientôt me demander de décerner des prix littéraires ? Je ne l’exclus pas.

Bref, j’ai reçu celui-ci et, finalement, je ne le regrette pas. En effet, ce bouquin contient ce qui est devenu le plus difficile à trouver de nos jours : l’originalité. Avec la surproduction artistique qui nous submerge, il devient de plus en plus problématique de dénicher quelque chose d’original. Catherine Quilliet a donc réussi cet exploit : imaginer un récit indéniablement original. « Le problème à N corps » ne ressemble à rien d’autre. Ce n’est pas vraiment un thriller, pas vraiment un polar. Il ne propose pas d’enquête criminelle, ni de policiers à la poursuite de gangsters. C’est autre chose. Et c’est ce qui m’a, personnellement, accroché.

Ensuite, pour le développement du sujet, les goûts de chacun provoqueront évidemment des lectures différentes. En ce qui me concerne, j’ai trouvé que les descriptions de la vie amoureuse de tous les personnages étaient un peu trop longues et qu’elles affaiblissaient le suspense. Point de vue qui n’engage que moi, naturellement. En revanche, les personnages sont bien campés. J’ai particulièrement percuté celui de l’écrivain amnésique, très intéressant, et qu’on aurait aimé voir plus souvent intervenir. Peut-être dans une suite ?

Ce bouquin mérite d’être découvert pour l’originalité de son propos, qui tranche avec l’ensemble de la production actuelle. En tout cas, c’est ce que je conseille fortement.

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