Le Blogue de Manuel Ruiz


08 août 2019

Publication officielle de La Société Secrète

Couv la société secrèteLe grand jour est arrivé. Le roman est désormais officiellement sur le catalogue de Evidence Editions :

https://www.evidence-boutique.com/clair-obscur/la-societe-secrete-manuel-ruiz

Je suis heureux, et un peu surpris, par cette réédition inattendue. En toute franchise, je ne pensais pas que cela arriverait. C'est arrivé, ce qui prouve que tout est possible en littérature.

Quel avenir attend ce bouquin ? Aura-t-il davantage de succès qu'il y a 15 ans ? Je l'espère. Non pas pour moi, car je suis trop vieux pour devenir une star, mais pour l'éditeur qui a le courage de se lancer dans l'aventure. De mon côté, je ferai de mon mieux.

N'hésitez pas à visiter le site d'Evidence Editions, car le catalogue est riche et varié. Et bonne lecture.

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26 juillet 2019

Les premiers exemplaires de ma nouvelle publication

67189051_10157581569919306_7023075207535394816_nCe n'est pas encore une publication officielle, mais j'ai déjà les premiers exemplaires.

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08 juillet 2019

De rose ou de cactus - Fabienne Schmitt - La Lucarne des Ecrivains - 2019

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Un recueil de poésie de Fabienne Schmitt, aux éditions La Lucarne des Écrivains.

MON AVIS : Moment particulier, si j’ose dire, puisque je vais me lancer dans la chronique d’un recueil de poésie. Moi, l’auteur de polars et de science-fiction. Peut-être me considérera-t-on comme ce mécanicien qui voulait faire de l’ébénisterie. Je ne garantis pas le résultat.

En fait, soyons francs, plus que de poésie, je voudrais parler de l’auteure. Fabienne Schmitt, une de ces amies Facebook qui deviennent des amies concrètes. C’est rare, ainsi que le savent tous les usagers des réseaux sociaux. En général, le passage du virtuel au réel se révèle décevant. Là, il fut réussi et enrichissant. Fabienne est désormais une véritable amie, et elle a même corrigé un de mes manuscrits. Voilà l’explication de cet article.

Elle fait donc de la poésie. Elle agit par goût, par passion. En toute franchise, elle avoue ne se revendiquer d’aucune école, d’aucune influence. Simplement, elle écrit ce qu’elle aime. Elle parle de la vie quotidienne, du soleil, des fleurs, de tout ce qui fait une journée. Surtout, elle parle de Paris. Car Fabienne est Parisienne jusqu’à la moelle. Elle le proclame : « Paname, tu es le reflet de mon âme ». Cette ville est la sienne, elle la respire, elle la parcourt. Chaque pavé est un de ses amis.

En dehors de ce sujet, elle écrit sur la condition de femme, thématique qui lui tient à cœur : « Ainsi oui, je suis une femme. » Et puis sur les voyages, les jardins, l’été ou le printemps. Lire Fabienne Schmitt équivaut à emprunter un tapis volant pour aller redécouvrir notre décor de tous les jours. Qu’elle ait choisi de s’exprimer par les vers est sa démarche personnelle.

Au-delà de Fabienne, cet article représente également un modeste soutien de ma part à la Lucarne des Écrivains, petite librairie qui s’efforce de maintenir la flamme dans un contexte de plus en plus difficile. Ces foyers de culture existeront-ils encore dans le futur ? J’ose l’espérer. Comme dit Fabienne : « Demain, l’aube viendra, encore une fois. »

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30 avril 2019

Le secret des Etrusques (Il Segreto Etrusco) - Giuliana Boldrini - Editions de l'Amitié - 1968

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Un roman historique de Giuliana Boldrini, datant de 1968, aux Éditions de l’Amitié.

THÈME : Au V° siècle avant J.C., Vel est un jeune garçon étrusque qui vit à Tarquinia et qui appartient à une famille de marchands. Son père, Aules Pulena, estime qu’il est assez grand et l’emmène dans son nouveau voyage : une traversée de la Méditerranée jusqu’à Massilia. Le petit Vel va vivre une formidable aventure, avec le timonier Ocno, le précepteur Ibico, la jolie Seia, le mystérieux Ermor. Il va découvrir la mer, les voiles, les tempêtes. Son navire fera naufrage, il retrouvera son père. Ensemble, et dans un ultime contretemps, ils seront attaqués par des pirates. Au retour, il sera devenu un homme.

MON AVIS : Nous avons tous eu une enfance. Si tel n’a pas été votre cas, je vous suggère de vous adresser à un médecin, afin de vérifier si vous appartenez bien à la race humaine. J’en ai eu une, moi. Vers 1970, mes parents habitaient à Perpignan, sur l’ancienne route de Thuir. Je ne vous dirai pas quel était mon âge. C’est là, et à ce moment, que j’ai découvert ce livre, que je l’ai dévoré, que je l’ai adoré. Il a marqué mon esprit et est demeuré comme un événement dans ma vie. Je m’en suis toujours rappelé. Après l’avoir perdu, naturellement.

Un demi-siècle plus tard, grâce à Internet, je l’ai retrouvé, enfin, et relu. Après cette éternité, le petit Vel m’est réapparu, s’est à nouveau présenté devant moi. J’espère ne pas l’avoir trop déçu avec mes cheveux blancs. Il a eu la politesse de ne pas me demander où j’étais passé durant tout ce temps, ni ce que j’avais fait. Heureusement, car j’aurais été embarrassé pour lui répondre. Bonjour Vel, comment vas-tu ?

J’ai donc relu le bouquin. Contrairement à d’autres, il est resté dans ma mémoire tel qu’il était réellement, ou à peu près. Tout juste avais-je oublié le naufrage qui survient au milieu. Autrement, mes souvenirs se sont révélés intacts. Il y a cette carte qui occupe l’intérieur de la couverture, il y a ces illustrations légèrement naïves. Il y a surtout le récit de ce voyage merveilleux et terrible. Au V° siècle avant notre ère, une traversée d’Italie à Marseille représentait une aventure extraordinaire, aussi surprenant que cela nous paraisse. Nous découvrons avec Vel les forges de Populonia, la mer exigeante, l’escale en Corse pour puiser de l’eau dans une source, les courants dangereux qui emportent les navires, l’antique Massilia et ses habitants pas toujours hospitaliers. Oui, parce que cela m’avait étonné à l’époque, et m’amuse aujourd’hui : dans ce livre d’origine italienne, les Gaulois sont les barbares. Mes souvenirs étaient exacts.

Que dire de plus ? Nous savons que les Étrusques n’ont pas livré tous leurs secrets aux archéologues. Pas grave, puisque nous ne sommes point des archéologues. Nous n’allons pas étudier les tombes de Toscane, nous nous contentons de lire. Et la lecture est bonne. À la suite de Vel, nous voguons sur les flots, nous nous laissons bercer, nous sentons l’air marin qui vient vivifier nos poumons. Les voiles claquent, les proues fendent les vagues. Nous avons fait un beau voyage ? Oui, très beau. À la fin, on est déçu que ce soit fini.

Le temps a passé. Un demi-siècle après, j’ai retrouvé Vel. Émotion, disons-le franchement. Puis j’ai refermé le livre. Salut, Vel. Je ne t’oublierai jamais. Tu fais éternellement partie de mon enfance, de ma jeunesse, de ma vie.

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23 avril 2019

Alice détective (The Secret of the Old Clock) - Caroline Quine - Bibliothèque Verte - 1981

123426097_oLa première enquête d’Alice Roy, à la Bibliothèque Verte, édition de 1981.

THÈME : Alice Roy est une jeune fille qui vit à River City, au Missouri. Elle a la manie de mener des enquêtes sur tous les événements bizarres qui surviennent devant elle. Justement, un événement plus que bizarre survient : le vieux Josiah Crosley décède et son testament lègue toute sa fortune à la famille Topham. Étrange, car d’autres personnes auraient dû y figurer aussi. Intriguée, Alice se lance dans une investigation, avec l’assentiment discret de son père, avocat de son état. Mais ladite investigation va se révéler une véritable aventure, parfois périlleuse. Alice devra affronter les membres de la famille Topham, plus virulents les uns que les autres, et aussi des cambrioleurs qui surgissent au moment le plus inopportun. Pourra-t-elle échapper à ces multiples dangers ?

MON AVIS : Une décapotable bleue roule sur une route du Missouri. Au volant, une jeune fille blonde, avec un bandeau rouge dans les cheveux. Ah, vous l’avez reconnue ? Oui, c’est elle, c’est Alice ! Alice la détective, celle qui fait rêver les adolescents depuis tant et tant de générations. Celle qui peuplait notre jeunesse, avec le Club des Cinq ou les Six Compagnons.

Notre jeunesse, car nous voici maintenant devenus vieux. Alice est bien loin de nous. Nous retrouvons ses aventures et nous les rouvrons. Soyons francs : avec l’espoir inavoué de retourner vers l’enfance. Nous savons que cela relève de l’impossible. Mais c’est plus fort que nous, nous l’espérons quand même. Alors, essayons au moins d’étudier Alice, et de déterminer si son succès mondial et durable fut mérité.

Sans hésiter, je réponds oui. J’ai repris ce premier bouquin de la collection, je l’ai relu, et ma conclusion est claire : c’était génial, passionnant, captivant. On comprend pourquoi des gamins du monde entier ont accroché, et sont demeurés fidèles. Dès le chapitre deux, on se sent happé et on continue jusqu’à la fin, page par page. Il paraît que le texte date de 1930. Nul ne le dirait, tout cela est toujours valable. On le lisait jadis, on le lit encore. Bravo.

En fait, on ne sait pas trop à qui dire bravo. Nous savons aujourd’hui que Caroline Quine n’a jamais existé. Pas plus que Glen Chase, ou Rod Gray. Ma foi, je suppose que cela aurait pu avoir de l’importance à l’époque. Mais maintenant… Il nous reste les textes, et les illustrations, et l’image universelle de cette demoiselle insupportable.

Oui, parce que tout le paradoxe d’Alice est là. Voilà une jeune fille horriblement curieuse, qui fouine partout, qui se mêle de ce qui ne la regarde pas, qui embête les gens sous prétexte de démasquer des méchants, qui entre chez eux sans autorisation. Bref, qui fait tout ce qu’on enseigne aux petites filles à ne pas faire. Et on nous la présente comme une jeune fille BCBG, et on nous la donne en exemple, et on nous prie de l’admirer. Vous me direz qu’on pourrait difficilement faire de la littérature, ou du cinéma, avec des poupées modèles. En attendant, le paradoxe est là, depuis presque un siècle.

Alice mène l’enquête seule. Bess et Marion ne sont pas encore là. Ned, l’éternel petit ami, non plus. Cela rend les rebondissements encore plus palpitants. Notre jeune détective interroge les témoins, s’introduit dans une maison isolée, s’échappe devant des cambrioleurs agressifs, découvre une mystérieuse horloge qui contient peut-être la clé de l’énigme. Et nous, nous la suivons, au mépris de toute vraisemblance, de toute analyse rationnelle. Est-il donc vrai que nous restons toujours des enfants ? Je voterai pour, si tel était le cas. Alice est là, depuis la nuit des temps. Il paraît qu’il existerait 150 numéros de ses enquêtes. De quoi tenir encore longtemps. Alice forever ? Eh bien, oui, elle semble bien partie pour demeurer éternelle.

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19 avril 2019

Dépôt de la déclaration à la SACD

57608880_10157330122354306_5405837913978044416_nHier, j'ai accompli, une fois de plus, le rituel qui clôt chaque saison des Chroniques de l'Etrange. Je suis allé déposer la déclaration de l'émission au siège de la SACD.

C'est un moment important pour nous autres. Il met un point final au travail sur une saison. Ensuite, on prend conscience que c'est terminé, et qu'il faut passer à autre chose.

Autre chose ? Mais quoi ? Je me donne le temps de la réflexion. Bonne journée à tous.

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12 avril 2019

Le secret de l'Espadon - Edgar P. Jacobs - Editions du Lombard - 1950

20880,blake-et-mortimer-le-secret-de-l-espadonUne BD d’Edgar P. Jacobs, d’abord publiée sous forme de feuilleton entre 1946 et 1949, ensuite sous forme d’album en 1950.

THÈME : Le monde est en danger. En effet, l’Empire Jaune a décidé de conquérir la Terre entière et d’y imposer sa loi. L’offensive est imminente. Une seule chose peut sauver la civilisation : une arme secrète, appelée l’Espadon. Le plan en est détenu par le professeur Mortimer et le capitaine Blake. L’Empire Jaune envoie alors un de ses agents, le démoniaque Olrik, pour s’en emparer. Blake et Mortimer doivent s’enfuir. De la possession du précieux plan dépend l’avenir du monde. Olrik les poursuit donc sans pitié, déterminé à le leur dérober. Le scientifique et le capitaine emploient toutes les ruses. Le but : rejoindre leur armée et construire l’Espadon, qui se révélera décisif dans cette Troisième Guerre Mondiale.

MON AVIS : Je ne vais pas vous mentir, puisque je ne le fais jamais. En toute franchise, je vous dirai que je ne suis pas sûr que Blake et Mortimer aient vraiment fait partie de mon enfance. J’ai plutôt l’impression que je les ai découverts plus tard, et intégrés à mon enfance avec le recul. Évidemment, je ne le sais pas. Je suis vieux maintenant, et mes souvenirs sont confus, ou peuvent l’être. Je ne me rappelle plus très bien, simplement.

Justement, j’ai révisé, pour me rappeler. Avouons-le : c’est génial, monumental. Pour certains amateurs de BD, « Le secret de l’Espadon » est le meilleur album de tous les temps. Bien sûr, ça se discute. Comme tout. Mais on peut effectivement parler de chef-d’œuvre du genre. Un chef-d’œuvre venu du passé, d’un temps où la BD balbutiait encore. Il paraît qu’Edgar P. Jacobs voulait faire un récit historique, mais qu’il y en avait déjà pléthore. Alors, pour se distinguer, il créa Blake et Mortimer. Tant mieux pour nous.

Plus de 70 ans plus tard, on rouvre l’album, et on est toujours impressionné. Le sujet est gigantesque, démesuré. Comment un homme a-t-il pu imaginer, puis créer, puis diffuser une histoire pareille ? Oui, il y avait le souvenir récent de la seconde guerre mondiale. Mais il a été le seul à le faire. Il fallait bien qu’il ait eu quelque chose en plus que les autres. Faire quoi ? Monter une troisième guerre mondiale, la concevoir réellement et à l’échelle juste, et la raconter avec la précision d’un reportage en direct. Oui, Jacobs a osé. Depuis, le principe a été repris et perfectionné. Au point de devenir un sous-genre entier de la science-fiction. Mais cela remonte à 1946, rappelons-le.

Planches jaunies par le temps, dessins portant la marque de crayons bien éloignés de nos ordinateurs, attitudes des personnages qui paraissent théâtrales aujourd’hui. En plus de ça, le texte est écrit en toutes petites lettres, rendant la lecture ardue ! Bref, tout incite à passer au large et à ranger l’ensemble parmi les antiquités. Or, je l’ai trouvé, moi, parfaitement lisible et captivant. Le récit est génial, voilà tout. Les différentes façons dont Blake et Mortimer échappent à leurs poursuivants m’ont semblé très plausibles, si on veut se souvenir que nous sommes dans le domaine de la fiction. Disons qu’on a vu plus bête depuis. Tiens, Blake et Mortimer : ils n’ont pas la bonhomie d’Astérix, la sympathie de Tintin. Ils représentaient une autre BD, plus froide, plus scientifique, plus en retenue. Une facette différente de cet art qui a tant marqué le XX° siècle. Bien sûr, il se trouvera les bachibouzouks de service, pour « dénoncer » la représentation colonialiste et raciste du Moyen-Orient et de l’Asie. Des nèfles. J’ai trouvé, moi, que la vision du monde développée par Jacobs était plutôt avant-gardiste pour l’époque.

En refermant le livre, on se prend à réfléchir. De la simple distraction pour ados ? On aimerait, on préférerait. Sauf que nous ne sommes plus en 1946. L’horrible État Islamique est venu nous rappeler que les craintes exprimées sur ces planches étaient bel et bien fondées. Si un nouvel Empire Jaune s’attaque à nous, y aura-t-il un Blake et un Mortimer pour nous défendre ? Espérons-le. Je n’y crois pas trop, et pressens plutôt que nous ne devrons compter que sur nous-mêmes. Raison supplémentaire pour relire « Le secret de l’Espadon » et suivre à nouveau nos héros sur la piste interminable de leur fuite désespérée. Le plus grand album de BD de tous les temps ? Bien possible.

 

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10 avril 2019

Déclaration annuelle à l'AGESSA

119640422_oLe week-end a été occupé, une fois de plus, par un rituel : la déclaration annuelle à l'AGESSA et à l'IRCEC.

Parce que la grande nouvelle est là : après délibération, l'AGESSA a maintenu mon affiliation. J'avoue que je m'inquiétais quelque peu, mais le cas est réglé. Je continuerai donc à marquer des points en vue de la retraite. Une retraite qui se profile déjà à l'horizon. Point positif.

Le moins positif est que mes cotisations continueront à être calculées en fonction du seuil légal (9200 euros), alors que j'ai gagné beaucoup moins. En somme, je paierai des cotisations pour de l'argent que je n'ai pas touché. Impossible de faire autrement.

L'important est là : je reste affilié à l'AGESSA. Avec la retraite qui approche, c'est une nouvelle réconfortante.

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16 octobre 2018

Stage à la Société des Gens de Lettres

s'orienter 5À la formation du 8 octobre, à la SGDL. Ainsi que vous le constatez, j'étais hyper-attentif !

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