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Par un dimanche froid, je marchais sur les trottoirs pour me rendre à nouveau au Salon du Livre Érotique. Celui de l'année dernière m'avait emmené dans le III°. Celui de 2017 me ramenait au 153, bar bien connu du quartier des Halles, et qui commence à devenir le QG d'une génération de joyeux amateurs de littérature.

En arrivant, l'attente a été longue et le passage à la caisse un peu chaotique. Ces détails évacués, j'ai retrouvé avec plaisir les grands classiques de ces événements, qui se trouvent être également des amis : Flore Cherry, infatigable organisatrice, et Clarissa, Julie Derussy, Julie-Anne de Sée, Nathalie Giraud, Lady Shagass. Sans oublier les stars Brigitte Lahaie, ou Octavie Delvaux. Je mettrais « etcetera » si cela ne paraissait pas quelque peu expéditif. Rassurez-vous, nous n'étions pas seuls, car la foule a répondu présent. Les trois étages apparaissaient noirs de monde. Parce que la chose s'étirait sur trois étages : les livres à l'étage, le bar au rez-de-chaussée, les conférences au sous-sol.

Je suis resté l'après-midi. Le temps de me faire un avis. En effet, je dois vous dire que mon devoir de chroniqueur l'emporte, et que je vais exposer mon impression en toute objectivité.

D'abord, il s'avère que le 153 est le seul bar parisien à ne pas faire de café, quel que soit le jour, et quel que soit l'événement ! Plus sérieusement, cela s'appelait « le Salon du LIVRE Érotique ». Or, des livres, il y en avait peu. Je n'en ai vu que quelques-uns, sur les tables à l'étage. Un choix assez réduit, et sans mesure avec la production dans ce genre. Moi qui arrivais décidé à remplir mon sac, j'avoue que je me suis senti déçu. Mais le véritable contretemps fut d'apprendre qu'on n'acceptait pas la carte bleue au moment des achats. Ce qui nous obligeait à faire une excursion dans le quartier pour trouver du liquide. Pas le meilleur moyen de motiver les lecteurs.

Pourtant, il faut croire que j'étais motivé, car j'ai malgré tout acquis deux bouquins. Celui de Julie-Anne, prévu à l'avance. Et puis, celui d'une jeune, découverte au salon : Virginie Bégaudeau. Dans ce deuxième cas, j'ignore en toute franchise si c'est le livre qui a attiré mon attention, ou la poitrine de l'auteure. La preuve qu'il faut fréquenter les salons : on y trouve toujours quelque chose d'intéressant.

Je le répète : je suis resté l'après-midi, à naviguer entre l'étage et le sous-sol. C'est en voyant que je n'avais plus rien à faire que je me suis décidé à repartir, comme j'étais venu. À l'année prochaine ?