IMG_20181008_020504_1CSOn bouge, mine de rien. Hier, je me rendais à l'Hôtel de Massa, siège de la Société des Gens de Lettres. Le but : participer à une journée de formation. Le thème : "S'orienter dans le monde de l'édition, écrire et publier". Précisons qu'il s'agissait d'une formation officielle, avec remise d'une attestation, et remboursée par l'AFDAS, ce qui est quand même agréable.

Un seul mot : passionnant. Le formateur était un responsable des manuscrits chez Robert Laffont. Il nous a entretenus toute la journée, avec franchise et compétence. Nous avons appris beaucoup de choses : qu'un livre coûte 3 euros à la fabrication et qu'il est vendu 20 euros en librairie, qu'un livre en librairie a un rythme de rotation de 3 semaines, que le diffuseur et le distributeur (surnommé le paquet-ficelle) sont deux personnes différentes, qu'il existe en France 3000 éditeurs mais que 350 seulement sont commerciaux. Franchement, c'était intéressant. On appréhende mieux ce monde mystérieux de l'édition, on comprend mieux pourquoi on a du mal à y pénétrer. Cela m'a enrichi, personnellement.

Pour ma part, ce que j'ai vraiment aimé, c'est la journée avec le groupe. Nous étions une quinzaine, venus d'horizons très divers. Nous ne nous connaissions pas. Mais très vite, nous avons senti que nous partagions la même passion : l'écriture. Alors, nous avons parlé, échangé. Sept heures merveilleuses avec des gens comme moi, qui me ressemblaient, qui portaient les mêmes expériences et les mêmes déceptions. Croyez-moi, ça fait du bien. Cela permet d'échapper à un quotidien bien décevant. On aurait aimé que ça dure. Mais il a fallu se quitter et retourner vers nos vies respectives. Une journée dont je me souviendrai et qui me permettra, peut-être, de redémarrer.