30 janvier 2009
La réponse de Murat
Eh bien, après une interruption, on reprend le Blog. Avec une orientation différente, mais avec le même enthousiasme.
Après une longue attente, j'ai enfin reçu les résultats de la Société Secrète en Turquie, et ils sont plutôt décevants. Moi, je suis plutôt content : des Turcs qui ne parlent pas la même langue que moi ont acheté mon livre et l'ont lu. Et si un seul a été satisfait, c'est formidable pour moi. Mais je suis vraiment triste pour l'éditeur Murat Özgen Ayfer : il y croyait, il s'est investi, et il constate son échec. Je le remercie pour tout.
Je ne suis pas à plaindre, car je suis en train de réussir des choses. Mais sur le plan strictement littéraire, j'ai l'impression d'atteindre la fin d'une étape. Pourtant, le Bateleur et ses aventures, j'y croyais ! Et je persiste à penser que c'était intéressant. Ce projet restera comme une des grandes entreprises de ma vie, indépendamment du résultat.
Et pour suivre ce que je fais, n'oubliez pas de zyeuter le blog de mon feuilleton radio : http://manuelruiz4.canalblog.com
Et celui de mes oeuvres : http://manuelruiz.artblog.fr
15 juin 2007
Le site de Pentagram, mon éditeur turc
Quelques bonnes nouvelles. D'abord, Murat Özgen Ayfer m'a confirmé par courriel que "Le Dossier du Bateleur" était déjà en cours de traduction en Turquie. L'impression étant prévue pour septembre, le livre devrait sortir sur le Bosphore vers la fin de l'année. Voilà qui fait plaisir, non ? Je crois que j'aurais bientôt toute ma collection là-bas !
D'autre part, les éditions Pentagram ont enfin réouvert leur site :
"La Société Secrète" est sur le portail, en compagnie du livre de Murat sur les Templiers !
26 avril 2007
L'univers du Bateleur
Bon, après le trou noir provoqué par les élections, il semble qu'on revienne à une vie plus normale. Quant à moi, j'ai l'intention dans les jours qui viennent de m'étendre un peu sur le Cycle du Bateleur et de vous en parler plus longuement. Parce que cette saga constitue dorénavant l'axe central de mes activités littéraires. C'est à elle que je consacre mon énergie. Je crois donc que vous devez commencer à connaître l'univers du Bateleur.
Le Cycle du Bateleur, c'est désormais trois livres : La Société Secrète et Le Dossier du Bateleur (Ixcea), et Le Chaud et le Froid (JePublie). Ne croyez pas que je vous fasse des cachotteries à propos du Chaud et du Froid ! C'est vrai que je n'en ai pas encore parlé ici. Mais c'est que je ne pouvais pas prévoir la publication de La Poussière chez Atelier de Presse. Comme faire la promo de trois bouquins en même temps s'avère problématique, j'ai préféré mettre le Chaud et le Froid... au frais, jusqu'à la rentrée. A ce moment, je vous entretiendrai de ce roman que j'adore. Bien, voilà le Cycle du Bateleur dans son état actuel.
Le Bateleur, vous le connaissez déjà. Christian Dalleray, le héros du Cycle, tel qu'il fut représenté par le dessinateur Daniel Alexandre. Le personnage central de la saga.
Ici, c'est l'endroit où habite le Bateleur : 175, rue de la Convention, dans le XV° arrondissement. Au quatrième étage, et non au troisième, comme c'est écrit par erreur dans Le Dossier du Bateleur. Vers la droite, c'est le carrefour de la Convention. Vers la gauche, le Pont Mirabeau. Pardon pour la pub, je n'y suis pour rien !
Et ça, c'est la voiture du Bateleur. Une Alfa Romeo. C'est avec ça qu'il va retrouver ses conquêtes féminines. Précisons qu'à l'origine, l'Alfa Romeo était bleue. Et puis, je me suis dit qu'une voiture italienne se devait d'être rouge. Et elle est devenue rouge !
Et ça, c'est... moi. D'une certaine façon, je fais aussi partie de l'univers du Bateleur. Mais non, je ne suis pas dans une société secrète !
07 mars 2007
La Société Secrète publiée en Turquie par Pentagram
Après la publication du Dossier du Bateleur, une autre bonne nouvelle : enfin, la publication de "La Société Secrète" en Turquie :
Elle est assurée par les Editions Pentagram et leur responsable, Murat Özgen Ayfer, que je remercie encore. J'ai reçu cinq exemplaires par la poste. Pour le peu que je comprends du turc, il semble que Murat ait déplacé certains passages du texte. Par exemple, quand les trois Gérontes se réunissent au début, leur présentation se fait avant la réunion, et non après comme dans ma version. Quelques phrases ont également été mises entre guillemets pour devenir des monologues intérieurs du Bateleur. Murat m'avait déjà prévenu de cette intention et expliqué qu'il s'agissait de rendre le texte plus accessible au public turc. Je suppose qu'il a ses raisons. J'ai l'impression aussi que la fin n'est pas tout à fait la même.
En revanche, je tiens à préciser que je n'ai vu AUCUNE censure dans le bouquin. Pour ce que j'ai constaté, aucun passage n'a été coupé. Bref, bravo à l'équipe de Pentagram pour leur excellent travail. Un seul regret : une erreur de l'imprimeur a produit une couverture trop sombre. Il paraît qu'il est trop tard pour rectifier.
En tout cas, me voilà fou de joie de voir mon oeuvre en turc. C'est étrange de penser que ces pages que j'ai écrites dans la solitude d'un studio parisien vont être lues par des gens que je ne connais pas, dans une langue que je ne comprends pas ! En plus, la langue de Mustapha Kemal Atatürk, un homme que j'admire profondément. Magie de la littérature. Merci à mon ami Metin Ansen pour son rôle décisif dans cette traduction.
A titre documentaire, et d'amusement, voici la traduction de quelques noms propres de mon histoire :
Le Bateleur = Joker
Le pape = Aziz
L'Empereur = Imparator
La Reine de Deniers = Kraliçe
Le Dix de Coupe = Kupa Onlusu
Le Cinq de Coupe = Kupa Beslisi
L'Hermite = Ermis
Le boulevard de Strasbourg = Strasbourg Caddesi
La rue de la Convention = Convention Sokagi
A signaler aussi que les personnages féminins portent des Kazak, des Bluz et des Sutyen !
Quant au Bateleur, il porte une Kravat et entre dans un salon pour se faire un Masaj !
Ben, je suis content. Il n'y a plus qu'à espérer que le public turc s'intéressera à cette histoire venue d'ailleurs !
25 février 2007
Murat Ayfer m'informe de la publication en Turquie
Les nouvelles positives (et les nouvelles tout court, d'ailleurs) étant rares par les temps qui courent, je suis heureux de partager celle-ci avec vous. Murat Ayfer m'informe que La Société Secrète a été publié en Turquie et qu'il est déjà disponible dans les librairies turques. D'autre part, il me dit que Pentagram Books m'a déjà posté 5 exemplaires. Bref, mon entreprise là-bas serait arrivée à son terme. Voici le courrier de Murat :
Dear Bro Manuel,
I was going to write you long ago, but coudn't.
Your book is published and it is in the bookstores. I know that Pentagram sent you five copies (not two). You should have received these by now. Since you didn't we have to check it by the cargo company.
Personally, I didn't like the background colour. It is a little dark. However, the master was as original. The darkness occurred while printing and it was too late when we disvcovered it. (There's also a small mistake which actually is not very important.)
I will see Metin on Tuesday if he attends his lodge meeting. He well also receive a copy of your book in Turkish.
If your book attracts interest, Pentagram shall of course like to publish the second episode as well. The name of the first book was as if it is a research rather than novel, bu we emphasized it as mich as we could. The name of the second obviously doesn't have such disadvantage.
Together with your book, my new one has also been given to the market: "Le Trésor des Templiers". Do you think that this may attract interest if translated into French? Thea story starts in France, continues in Scotland, and terminates in Canada.
I wish all the best for you.
Fraternally,
Murat
Voilà qui fait plaisir, n'est-ce pas ? Quel chemin parcouru depuis que j'envoyais un exemplaire-cadeau à Metin Ansen ! Je ne bouderai pas. Maintenant, arrive le plus important : le livre va-t-il marcher ? Les Turcs vont-ils l'acheter ? Malheureusement, à partir de là, je ne peux plus rien.
Dès que j'aurai le bouquin, je scannerai la couverture pour vous en faire profiter.
Me voici devenu un Ottoman !
03 février 2007
La Société Secrète à la librairie Detrad
La force de la pensée ! Je me trouvais aujourd'hui à la librairie Detrad et je me sentais déçu de constater que mon livre, "La Société Secrète", n'apparaissait nulle part. M'avaient-ils oublié ? Eh bien, juste à ce moment, la vendeuse est arrivée avec une pile de bouquins dans les bras, parmi lesquels... le mien ! Elle l'a placé sur le présentoir des nouveautés, à la disposition des lecteurs. Si j'avais su que ma force mentale était telle, je m'en serais servi avant ! Bon, trêve de plaisanterie, "La Société Secrète" est désormais en vente à la librairie Detrad, rue Lafayette, 75009. Et ça fait plaisir ! Je vais user de la force de ma pensée pour pousser les lecteurs à l'acheter...
D'ailleurs, à propos d'argent, je dois admettte que je m'étais un peu laissé aller sur le plan financier. Mon solde bancaire m'a remis les pieds sur terre. Je crois que je vais devoir retrouver l'austérité qui a de toute façon toujours été la mienne. Après tout, mon seul luxe, c'est la littérature, et un peu le cinéma. Encore faut-il être en bonne santé. Parce que, bizarrement, cet hiver très doux s'avère plus dur à supporter que les "vrais" hivers de jadis. Je me sens fatigué, nerveux, irritable, et même les histoires que j'écris deviennent plus pessimistes : voir la dernière sur le Blog Bis. Antihistaminiques et doliprane n'y font rien. J'en arrive presque à souhaiter un grand coup de froid.
Bon, gardons le moral, et lisez mon livre : http://ixcea.com/oscommerce/product_info.php?products_id=91
18 octobre 2006
Le profil du Bateleur
Bon, essayons de vous présenter notre personnage de façon plus approfondie. Vous avez le droit de savoir
à qui vous parlez. Le héros de mon cycle est donc Christian Dalleray, le Bateleur.
D'où vient-il ? Eh bien, en voyage à la Martinique, je rencontrai un garçon passionné par les sociétés secrètes. Il allait d'une île à l'autre en créant des groupuscules initiatiques. Bof, rien de monumental. Rassurez-vous, on était loin du "complot américano-sioniste". Des petits groupes de passionnés, comme lui. Tout de suite, je sentis que ce personnage pouvait être fort, très fort, dans le cadre d'une série de romans. Je laissai mûrir l'idée. Il m'a fallu plusieurs années avant de me lancer. Bien entendu, le personnage a été adapté à ce que je voulais faire. Il est devenu un métropolitain. Je le fais naître à Carcassonne, je lui donne une enfance. Son nom vient simplement de la rue d'Alleray (dans le XV° arrondissement). J'ai vécu tout près pendant des années. J'ai évidemment supprimé l'apostrophe. Quant à Christian… Eh bien, c'est joli, et puis c'est international. J'ai décidé de le faire habiter au 175, rue de la Convention, 75015, et au troisième étage. C'est une adresse qui me rappelle des souvenirs personnels.
Pour ce qui concerne le profil général du Bateleur, ce n'est rien d'autre que celui de OSS 117, SAS, James Bond, des héros de Hitchcock et du cinéma américain de l'époque. Bref, le Bateleur est la résurgence des héros de ma jeunesse. Je n'ai pas vraiment réfléchi : il devait être comme ça, voilà tout. Alors, il porte une veste et une cravate, il est très élégant, il a de la prestance. Naturellement, il plaît aux femmes, mais ce sujet sera développé ultérieurement, parce que c'est nécessaire. Un héros, c'était ça. Mais il se trouve que le temps a passé, que les choses ont changé, ce qui est d'ailleurs la moindre des choses. J'ai voulu adapter Christian Dalleray à notre époque. Il n'est pas agent secret, ni policier. Plus simplement, il travaille dans un institut industriel. S'il devient un aventurier, c'est à cause de sa passion pour les sociétés secrètes, une passion qui l'entraîne parfois vers le danger. Alors, il doit improviser, là où OSS 117 ou James Bond étaient des professionnels. Je pense que cela reflète mieux le monde actuel.
Voilà, à grands traits, Christian Dalleray, le Bateleur. Nous le présenterons de façon plus complète. En attendant, le cycle continue :
http://ixcea.com/oscommerce/product_info.php?products_id=91
Bonne lecture !
17 octobre 2006
Mon personnage, le Bateleur
Bon, et si on parlait de choses sérieuses ? C'est-à-dire de littérature. Parce que c'est la seule chose qui soit vraiment sérieuse dans la vie. Enfin, il y a les femmes aussi. Mais parler de littérature ou des femmes, c'est un peu pareil. Pour moi, en tout cas. Si un lecteur me dit que mon livre est bon, je suis content. Mais si c'est une lectrice, bien davantage.
Alors, parlons. Du Bateleur. Le héros de mes livres. Aujourd'hui, on dit "un personnage récurrent". Eh bien, je n'aime pas trop. Il n'y a rien de péjoratif, de méprisant. Non, simplement, je n'aime pas. Je préfère dire le héros, le personnage principal, ou central, le protagoniste. Et je préfère même dire mon personnage, tout court. Alors, c'est lui, Christian Dalleray, le Bateleur. Le chef de la Société Secrète. Le héros de ma saga.
A vrai dire, ce n'est pas ainsi que je l'avais conçu. Moi, j'avais imaginé un personnage à la OSS 117, à la SAS. Il se trouve que le premier éditeur, le CoLibris, fit appel à un jeune dessinateur de talent : Daniel Alexandre Adan. Celui-ci ayant travaillé dans la BD, il produisit l'image ci-dessus, fortement influencée par Blueberry. Vous imaginez ma surprise ! Ce n'était pas ainsi que je le voyais. Mais… Oui, il s'est passé le phénomène qui se produit souvent dans ces cas. Cette image a fini par s'imposer à moi. Aujourd'hui, quand j'imagine le Bateleur, j'ai tendance à le "voir" comme tel. J'ai créé le personnage, mais son image est bien celle-là, celle de Daniel Alexandre Adan, même pour moi. Un fait surprenant, mais déjà survenu. Je crois savoir que Sean Connery ne correspondait pas au portrait de James Bond.
Je reviendrai pour développer plus longuement le personnage de Christian Dalleray, le Bateleur. En attendant, retrouvez ses aventures :
http://ixcea.com/oscommerce/product_info.php?products_id=91
A bientôt pour de nouvelles aventures !
17 mai 2006
Le Bateleur existe-t-il ?
Frédéric Stafford fut un chevalier des années 60. Son histoire est curieuse : alors que cet Australien passait des vacances en Thaïlande, un metteur en scène français le croisa et, impressionné par son physique, lui proposa immédiatement de venir en France pour faire du cinéma. Plus par amusement qu'autre chose, il accepta. Il joua alors dans OSS 117, dans "Du rififi à Paname", et il finit par être engagé par le grand Hitchcock lui-même qui le fit jouer dans "L'étau" (photo) ! Un incroyable destin. Malheureusement, un accident d'avion mit fin à une carrière qui s'annonçait fabuleuse.
Grand, sportif, séduisant, élégant, gentil et humaniste, il était un vrai chevalier des temps modernes. Pourquoi je montre sa photo ? Parce que Frédéric Stafford correspond tout à fait à l'image du Bateleur, le héros de "La Société Secrète". C'est ainsi que je le vois, que j'essaye de le présenter aux lecteurs, avec cette élégance et cette prestance. Sauf que le Bateleur est plus intellectuel et versé dans l'ésotérisme, du fait de ses activités. Si Frédéric Stafford vivait aujourd'hui, c'est lui qui jouerait Christian Dalleray au cinéma. Voilà donc le Bateleur.







