Un roman de la Bibliothèque Verte, écrit par Claude Veillot, datant de 1966.

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THÈME : Vers 1880, au Nouveau-Mexique, Mark MacCain vit dans un petit ranch avec son père Lucas. Celui-ci est surnommé l’homme à la carabine, car il ne se sépare jamais de sa Winchester. Un jour, Mark voit un cavalier descendre de la montagne et s’approcher du ranch. Il est vêtu de noir et il porte deux revolvers. Le moment de surprise passé, Mark reconnaît son oncle Johnny, un champion de rodéo. Mais le comportement de l’oncle se révèle assez vite déroutant, voire inquiétant. Que lui arrive-t-il ? Pourquoi est-il venu au ranch ? Mark ne sait pas que la situation va l’entraîner dans une histoire palpitante et dangereuse.

MON AVIS : Inutile de le cacher : ce bouquin fut une surprise pour moi. « L’homme à la carabine », ceux de ma génération s’en souviennent : c’était une série TV très populaire. Plus précisément, celle qui succéda au légendaire Josh Randall. J’ignorais complètement qu’on en avait fait un livre. Claude Veillot s’y colla. Pour le peu que j’en sais, ce Veillot écrivit plusieurs romans de westerns pour la Bibliothèque Verte. Je suppose qu’on l’avait engagé pour ça. Encore un qui a disparu sous la poussière du temps.

L’homme à la carabine, c’est l’histoire d’un homme qui vit dans un ranch avec son fils et avec une carabine dont il ne se sépare jamais. Un thème simpliste, mais qui permet tous les scénarios. Par exemple, celui de ce livre.

D’après ce qu’il m’a semblé, Claude Veillot a fait un digest de plusieurs épisodes de la série pour bâtir son récit. Et ça marche. Parce que nous devons le dire immédiatement et directement : c’est très bien. On ouvre et on tourne les pages avec passion, en se demandant ce qui va arriver. En aucun cas, on ne pourrait parler de littérature au rabais. L’auteur a fait son boulot. Bien sûr, quelques-uns se gausseront du style minimaliste. Mais il faut alors regarder le nom de la collection qui publie, et donc le lectorat visé. Claude Veillot savait pour qui il écrivait, ce qui est à porter à son crédit.

Je l’ai déjà dit par ici, quelque part : un véritable amateur de western prend autant de plaisir à parcourir les petits détails que l’histoire en elle-même. C’est passionnant de voir comment les personnages vont creuser le fond d’un lac pour en extraire le sel qui leur permettra de tenir l’hiver. Ou bien de retrouver le sempiternel magasin général où l’on peut acheter aussi bien du lard fumé que des barbelés. Tout un mode de vie qui nous revient, et qui nous fascine, tout en sachant que peu d’entre nous auraient pu le supporter. Après, répétons-le, le récit est captivant.

Alors, une surprise, mais agréable. La colossale Bibliothèque Verte devait en recéler beaucoup. Elles sont aujourd’hui perdues, mais avec un peu de chance, on peut mettre la main dessus. Go west, young man, go west.