http://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/859090/s/le-cycle-de-l-etrange-27b37e797b/

M. Ruiz, bonjour ! 

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— Bonjour.

Alors, vous publiez un troisième volume du Cycle de l’Etrange ? Pouvez-vous nous rappeler de quoi il s’agit ?

— D’une suite d’histoires, de récits, de nouvelles, dont la plupart appartiennent aux genres du fantastique et de la science-fiction. À l’origine, j’écrivais pour un site internet, Anice-Fiction. Ensuite pour un feuilleton radiophonique. Aujourd’hui, j’écris pour moi. De temps en temps, je réunis mes textes en un gros volume, ce que je viens de faire.

Soit. Mais entre le deuxième et le troisième, celui-ci, il s’est écoulé un certain temps, voire un temps certain. Où étiez-vous passé ?

— Au même endroit que d’habitude. Simplement, j’ai fait autre chose. J’ai essayé d’écrire des romans et des scénarios, avec plus ou moins de bonheur. En plus, j’ai subi une mésaventure en perdant mon Artblog : la plate-forme a disparu. Du coup, je n’avais plus de support pour mes créations, à l’exception de Facebook. Voilà pourquoi vous avez l’impression d’une parenthèse.

Laquelle se referme. Il y a quand même un changement : celui de l’éditeur. Pourquoi ?

— Parce que j’en avais marre de me taper tout le boulot technique et de devoir en plus chercher un numéro ISBN. Horripilant. C’est pour ça que j’ai laissé The Book Edition et que je suis passé chez Edilivre. Au moins, le travail technique est fait proprement et ils s’occupent du numéro ISBN. En tant qu’auteur, ça fait du bien.

La photo de la couverture, c’est vous qui l’avez choisie ?

— Oui. Jolie, n’est-il pas ? (Rire) Elle reflète relativement bien le contenu, assez orienté science-fiction.

Jolie photo, en effet. Mais ce troisième volume, qu’apporte-t-il de plus par rapport aux deux premiers ?

— De plus, je ne sais pas. De différent, certainement. Il est vrai que ma création évolue. Je tourne le dos aux petits personnages isolés dans leur appartement pour aborder des sujets plus vastes. Une évolution qui suit probablement celle de ma vie personnelle. On se fait vieux, que voulez-vous. Je n’irai pas jusqu’à prétendre que je préfigure l’avenir de l’humanité, mais il est vrai que je m’interroge.

Vous présentez quand même un nouveau personnage : Charles Gramme, le moniteur de l’étrange.

— Oui. C’est mon steampunk à moi ! (Rire) En fait, il s’agissait pour moi de remplacer le cavalier Bringuier, que j’ai rangé au placard. Je suis très heureux d’avoir écrit des westerns fantastiques et je les trouve excellents. Mais je dois constater que le public n’a pas vraiment accroché. Sans doute le western ne fait-il plus partie de la culture. J’ai donc mis fin à la chevauchée de Bringuier et j’ai créé Charles Gramme, le moniteur de l’étrange. Franchement, je me suis régalé à écrire ça. J’adore le XIX° siècle, les haut-de-forme, les redingotes, les fiacres, etc. Charles Gramme évolue au temps de Victor Hugo et traverse des aventures étranges, parfois amusantes, parfois plus angoissantes. Cela me permet de retrouver la veine de Jules Verne et de Gustave Le Rouge. Si le public accroche, je continuerai avec plaisir.

En revanche, le capitaine Maxi et ses deux super-copines ont disparu. Que sont-ils devenus ?

— Ils sont en vacances dans une lointaine galaxie (Rire) ! En fait, le capitaine Maxi et ses deux super-nanas étaient le prototype de la fausse bonne idée. Au début, ça paraissait génial. Au bout d’un moment, on s’apercevait que ça tournait en rond. Alors, j’ai décidé d’arrêter momentanément. Je les ai mis en congé sans solde. Ils reviendront si je trouve un truc pour relancer leurs aventures. En attendant, le Cycle continue sans eux.

En-dehors de Charles Gramme et du commissaire Cresse, vous demeurez fidèle à vos histoires de science-fiction, avec spationefs et spationautes. Alors, vous y croyez encore ?

— De moins en moins. Grâce aux récentes découvertes scientifiques, nous savons que les voyages dans l’espace sont actuellement impossibles, à cause des rayons cosmiques et de quelques autres obstacles. Tout ce que nous racontons n’a donc aucune chance d’exister. Que voulez-vous que je vous dise, il faut bien raconter quelque chose. Il faut bien écrire, chanter, filmer. Alors, on continue. Soyons clairs : ceux qui lisent de la science-fiction se fichent que ce soit vraisemblable ou pas. Du moment que c’est joli…

Heureusement pour vous !

— En effet ! Le jour où le public deviendra réellement exigeant, on pourra s’inquiéter ! (Rire) Mais je crois que nous aurons le temps de nous laisser pousser la barbe !

En attendant, bonne chance pour le troisième volume du Cycle de l’Etrange !

— Merci, et en avant pour le quatrième !