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Un roman de la collection western (N°146), de la Librairie des Champs-Élysées, datant de 1976.

THÈME : Le jeune Bob Cody arrive en diligence dans la ville de Concho. Arrivée plutôt chaotique, puisqu’il se fait d’abord attaquer, avant d’apprendre que son père, qu’il croyait prospecteur, est en réalité un bandit recherché pour un vol de chargement d’or. Dur à digérer, d’autant que le meilleur ami de son père se fait tuer aussitôt après. Bob doit se lancer dans une enquête personnelle. Difficile, car le banquier local, Packard Kline, ne lui cache pas son hostilité, relayé en cela par le marshal du coin. Bob ne peut compter que sur la bienveillance de la ravissante Sally Burgess, qui se pose les mêmes questions que lui, et le soutien du mystérieux Kid d’Abilene, dont on ne sait si on doit vraiment lui faire confiance.

MON AVIS : Salut, les amis ! Puisque vous êtes quelques-uns à suivre ces chroniques de westerns. Oui, je suis là pour ça. Mais je vous avouerai que, dans ce cas, je me sens quelque peu embarrassé, car je ne sais pas trop quoi commenter sur ce bouquin. En fait, si vous désirez savoir de quoi il s’agit, il vous suffit de regarder la couverture et de lire le titre. Tout est résumé.

Il n’y a en effet aucune surprise là-dedans. Nous voici en présence du classique western standard. Une diligence, un bandit, un shérif plus ou moins digne de confiance, un héros jeune et vaillant, une héroïne belle et sensible. En le lisant, j’ai eu sans arrêt l’impression de voir un épisode de ces séries western que l’ORTF débitait le dimanche après-midi. Formaté, dit-on aujourd’hui. En gros, on se dit qu’on a déjà vu, ou lu, ça des milliers de fois. Parce qu’on l’a réellement vu, ou lu, des milliers de fois. Les péripéties sont archi-connues. Tout au plus peut-on souligner, par souci d’honnêteté, un certain suspense concernant l’identité du coupable.

Quand on arrive au bout, puisque j’y suis arrivé, on se sent partagé. D’un côté, ce bouquin avait parfaitement le droit d’exister, et je suis même convaincu qu’il trouva son public en 1976. D’un autre, on s’interroge : dans l’énorme production américaine de westerns de l’époque, n’y avait-il vraiment rien de plus à traduire ? Cela me rappelle justement ces séries américaines des années 60, dont on se demandait parfois qui les avait achetées. Sans doute une politique éditoriale qui nous échappe maintenant.