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Un roman western de la collection Champs-Elysées (N° 112), datant de 1974.

THÈME : Boyd Reynolds revient à Kernville, son bled natal, après quatre années d’absence. Hélas, c’est pour découvrir que le pays est à feu et à sang, désormais dominé par le sinistre Jud Laws et sa bande de tueurs. Mais Boyd ne se laisse pas intimider : malgré les menaces, il est décidé à récupérer le ranch familial, frauduleusement confisqué par les bandits. Il est seul. Il va donc tenter de galvaniser les victimes de Laws pour les convaincre de s’unir et de se battre. Pour cela, il comptera sur le soutien de Jenny, sa copine d’enfance.

MON AVIS : On entend des gens demander ce qu’est la littérature populaire. Souvent ? N’exagérons pas. En fait, la majorité de nos contemporains s’en fichent complètement. Il pourrait y avoir n’importe quoi dans les vitrines, ils ne tourneraient pas la tête.

Ma foi, la littérature populaire, c’est ça. Je parle du bouquin chroniqué aujourd’hui. En l’occurrence, un western. Un roman totalement voué à la distraction du lecteur. Tout est écrit pour que ce dernier lise jusqu’au bout sans se détourner. Pas trace de réflexions philosophiques, ou sociologiques. Pas trace non plus de considérations sur la géopolitique de l’époque. Tout au plus nous informe-t-on, rapidement, que cela se passe au Colorado, sans plus de détails. Un grand numéro de littérature populaire. La preuve : les deux premiers chapitres, à eux seuls, exposent davantage d’action et de rebondissements en 30 pages que les « Série Noire » de maintenant en globalité. D’ailleurs, si on n’est pas plongé dans le récit au bout de ces deux chapitres, mieux vaut renoncer à toute forme de lecture. C’est passionnant, et si certains ne daignent pas s’en apercevoir, tant pis pour eux.

Ensuite, que la couverture n’ait aucun rapport avec le texte contenu à l’intérieur constitue une réalité regrettable, mais courante dans les éditions de kiosque des années 70.

Pour ma part, ce que j’ai préféré, c’est quand le récit déboule dans le décor des ranchs. Oui, j’ai toujours été fasciné par les ranchs et les cow-boys. Dès qu’il s’agit de troupeaux de bétail et de grand chapeaux, je me sens chez moi. Parce que j’y suis. Je sens l’odeur de l’herbe verte, j’entends le crépitement du feu de cheminée. Je me demande souvent quelle aurait été ma vie si je l’avais passée dans un corral du Colorado, au beau milieu de la grande plaine peuplée de chevaux sauvages. Ah, je n’habitais pas au Far-West ? Zut, voilà le grand problème de mon existence.