12994549_10154150191639306_8012110734108653917_nCette rubrique s'appelle "Moi et les autres". Cependant, force est de constater que je parle de plus en plus de moi. Peut-être suis-je atteint d'une crise d'égocentrisme. Bien possible.

Plus simplement, j'ai vraiment l'impression de ressembler aux personnages de ces vieux films de Claude Sautet qui ont marqué ma jeunesse. Ces hommes qui ne faisaient rien de précis et se contentaient de regarder les jours s'écouler, entre autres raisons parce qu'ils ne pouvaient pas arrêter le temps. Je ressemble réellement à ces personnages.

Prenez ce week-end, tout juste achevé. Samedi, j'ai été pris d'une nostalgie soudaine et je suis retourné à la République. En fait, je désirais voir le canal Saint-Martin récemment remis en activité après un nettoyage complet. Eh bien, je l'ai vu, et point. Ensuite, j'ai fait un tour par "La Grisette" et "De l'autre côté", histoire de dire bonjour. Ces braves restaurateurs m'ont salué comme ça, sans plus. Après le nombre de fois où j'ai fait honneur à leur table, j'espérais un accueil un peu plus chaleureux ! Passons. De toute façon, les restos étaient à moitié vides. Ambiance zéro.

Le soir même, j'allais à la Porte des Lilas, pour assister à un concert. Le moral est revenu. C'est un bonheur toujours renouvelé de se retrouver avec ces artistes et de partager leur passion. En les voyant et en les entendant sur scène, j'ai en permanence le regret de ne pouvoir faire comme eux. En effet, je ne sais pas chanter, ni danser, ni dessiner. La nature ne m'a accordé qu'un don : celui d'écrire. Je ne sais rien faire d'autre. Toute ma vie, j'ai rêvé de devenir un de ces "grands de la chanson française", montant sur la scène avec une veste et une chemise, et déclamant ces "chansons à textes" si particulières. Cela n'arrivera jamais, parce que c'est impossible. Je ne serai jamais chanteur, et c'est peut-être mieux ainsi. En tout cas, une belle et réconfortante soirée.

Le lendemain, dimanche, je me suis rendu sans l'avoir prévu à un brunch. Pas n'importe où, mais à l'avenue Montaigne. Le Berkeley, que ça s'appelle. Tout de suite, évacuons le sujet : le brunch est à 48 euros. Je sais, ce n'est pas donné. Mais la classe y est : décor raffiné, service haut de gamme, aliments de qualité, décontraction et élégance. Même si c'est cher, il faut s'offrir ça de temps en temps, parce que ça fait du bien. En prime, mes amis et moi avons partagé une conversation intéressante et chaleureuse. Un week-end en forme de parenthèse. Comme dit plus haut, je ressemble de plus en plus aux personnages de Claude Sautet. Sans que je sache si je dois m'en féliciter, ou m'en inquiéter.

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