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Le N°15 de la Collection Cherry O, écrit par Glen Chase, datant de 1975.

THÈME : Cherisse Delissio, dite Cherry Delight, ou Cherry O, est une agent du SPASM, chargée de lutter contre la mafia. En mission à New York, elle découvre une jeune fille qui s’apprête à tuer un mafieux et l’en empêche. La jeune fille, Donna Avicella, est la sœur d’un homme assassiné par la mafia et qui désire le venger. Le patron du SPASM leur propose un marché : travailler ensemble. Donna pourra identifier les mafieux et Cherry se chargera de les « éliminer ». Pour cela, elles partent ensemble en Italie. Afin de remplir leur mission, elles deviennent danseuses dans un bouge, histoire d’attirer leurs proies. Ce qui va arriver et les plonger toutes deux dans des situations pour le moins difficiles.

MON AVIS : La moitié. Oui, j’ai déjà chroniqué ici la moitié de la collection Cherry O. Je vous avoue que je ne m’en étais pas aperçu. Le temps passe vite, trop vite. Moi, j’espère ne pas arriver à la fin. Je voudrais que ça ne s’arrête jamais. On est si bien avec la belle Cherisse Delissio. On prend tant de plaisir à partager ses aventures, policières ou sexuelles. On aimerait rester avec elle pour toujours. Hélas, la moitié est déjà passée et l’autre moitié passera aussi. Partis en 1973, nous voilà en 1975, et la collection disparaîtra en 1978. Quel dommage.

Je vous baratine, je vous baratine, et je devine ce que beaucoup d’entre vous pensent : « Mais il va nous parler de ce numéro 15 ou pas ? » Si, si, je vais vous en parler. Pour vous dire qu’il est légèrement décevant. Ce n’est pas le meilleur de la série. Pourtant, le point de départ est spectaculaire et prometteur. Hélas, le roman sombre ensuite dans la platitude et n’en ressort plus. Tous les événements sont d’une banalité décourageante. Au point qu’on parvient à deviner ce qu’il va se passer, un comble dans ce qui est quand même un bouquin de suspense.

En cherchant bien, on trouvera deux éléments originaux qui pourraient retenir l’attention. Sur le plan des scènes d’action, on note que Cherry tue les mafieux avec un sadisme inusité et nouveau dans la collection. Violence très crue. S’agissait-il d’un basculement de la part de l’auteur ? Peut-être bien. Sur le plan des scènes de sexe, elle nous surprend aussi avec une pratique inédite pour elle : le voyeurisme. Elle fait la voyeuse à deux reprises. Surprenant : d’habitude, la belle rouquine ne se contente pas de regarder, elle participe activement !

Deux éléments originaux qui peuvent justifier la lecture. Pour le reste, franchement, un numéro faible et en retrait par rapport aux précédents.