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Le N°11 de la collection Western du Masque, datant de 1968.

THÈME : En Arizona, le jeune Walt Deacon est accusé d’avoir tué un rancher par une nuit d’orage. Il doit s’enfuir. Huit années plus tard, rebaptisé Fiddlefoot, il est devenu un hors-la-loi redoutable. C’est alors qu’il apprend incidemment qu’il n’a jamais commis le meurtre dont on l’accuse. Il décide donc de revenir dans sa ville natale pour démasquer le véritable meurtrier. Coup de chance : à peine de retour, un concours de circonstances lui permet d’obtenir le poste de marshal de la ville. Il va donc pouvoir enquêter en toute quiétude. Si l’on peut dire, car les attentats contre lui vont se multiplier, ce qui prouve que quelqu’un l’a reconnu. Il ne peut compter que sur l’aide de la jeune Milly, et du mystérieux Pecos Pete qui se prétend vagabond.

MON AVIS : Vous aimez les westerns ? Moi aussi. Maintenant, il serait temps de nous demander : aimer les westerns, c’est quoi ? Parce que notre passion n’inspire chez nos contemporains que surprise et incompréhension. Ils ne nous comprennent pas, voilà tout. Alors, interrogeons-nous : aimer les westerns, c’est quoi ?

Pour ma part, je dirai qu’un amateur de westerns est quelqu’un qui ne se lasse jamais. On a beau tout connaître par cœur, on ne se lasse pas. On ne se lasse pas de ces saloons aux murs en torchis, de ce désert rouge avec des cactus-cierges, de ces revolvers qui jaillissent et claquent. On ne se lasse pas de retrouver, encore et toujours, l’éternelle et immuable « Main Street », la rue principale bordée par les saloons et les enseignes. Et le bureau du shérif, et l’écurie de location. C’est peut-être bête, et enfantin, et ça l’est certainement, mais on ne se lasse jamais. On peut nous le servir mille fois, on est toujours preneur. Un amateur de westerns est inguérissable. Même les défauts du western en lui-même ne le découragent pas.

Prenez ce « Justicier du Rio Grande ». Je l’avais lu dans ma jeunesse. Je le retrouve aujourd’hui et je l’ai relu avec le même plaisir et la même passion. Bon, il est vrai que j’avais oublié la fin et que je devais la redécouvrir, soyons francs. Eh bien, j’insiste : on ne se lasse pas. Tout cela a beau être de l’archi-connu, ça marche toujours. Les duels au revolver, le marshal assassiné en pleine rue, les voleurs de bétail, les jolies filles du saloon : on adhère sans problème et on suit jusqu’au dénouement. Telle est la magie, mystérieuse et inexplicable, du western. Je suis sûr qu’au bord de ma tombe, je me recommanderai encore à l’horizon rougeoyant du Far-West. Westerner un jour, westerner pour toujours.