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Un roman de la collection OSSEX (N°2), écrit par Rod Gray, et datant de 1971.

THÈME : Tamara Norenko est une espionne russe avec une particularité : elle est empoisonnée. Des scientifiques ont introduit en elle une maladie mortelle. Quiconque partage des relations sexuelles avec elle meurt aussitôt. On l’envoie partout avec une mission claire et terrible : tuer des gens. Justement, elle assassine un certain Henry Creegan qui possédait une formule secrète et dangereuse. Ève Drum, espionne américaine, est chargée de la retrouver. Elle se lance à la poursuite de Tamara Norenko et la rattrape en Finlande, où elle récupère la formule. Mais les collègues de Tamara la capturent tout de suite après. Voilà Ève Drum prisonnière et torturée. Elle doit absolument s’évader et rattraper encore une fois la dangereuse Tamara.

MON AVIS : Voilà un débat qui divise les amateurs de littérature populaire : quel fut le numéro un de la collection OSSEX ? Dans certains classements publiés sur Internet, c’est « OSSEX se découvre », déjà chroniqué ici. Pour d’autres, au contraire, il semblerait que « La chatte empoisonnée » ait été le premier publié en France. Plus personne ne le sait, et on ne le saura jamais, puisque ces vieux bouquins sont aujourd’hui perdus dans des cartons. Aucune importance.

Naturellement, quand on relit celui-ci maintenant, la première chose qui frappe, c’est le sujet : nous sommes en 1971, au zénith de la libération sexuelle, et un livre nous annonce, déjà, comment cela finira : par une maladie mortelle et transmise sexuellement. Avouez que ça fait froid dans le dos, avec le recul ! L’auteur avait-il des prémonitions, ou détenait-il des informations médicales ? Je l’ignore. En tout cas, les lecteurs de l’époque ne se doutaient sûrement pas que ce roman préfigurait l’avenir de façon horrible. Nous, nous le savons.

Essayons de l’oublier et parlons du bouquin en lui-même. Simple : il est formidable, génial. Peut-être le meilleur de toute la collection. Voici la première phrase : « La Mort portait une mini-jupe ». Franchement, ça happe ! Et à partir de là, on reste happé jusqu’à la dernière page. C’est passionnant. Chaque chapitre apporte une trouvaille intéressante et on ne s’ennuie à aucun moment. Nous sommes en présence d’une vraie littérature populaire, entièrement conçue pour le plaisir du lecteur. Tant pis pour ceux qui refusent de lire ça : ils se privent d’un sacré bon roman d’aventures.

Moi, je lisais ça dans mon adolescence et je ne l’ai jamais regretté : des poursuites, des filatures, des évasions, des fouilles de chambres d’hôtels sous la menace, du suspense, du mystère, de l’action, des jolies filles en mini-jupe et porte-jarretelle qui se retroussent à la moindre occasion et qui usent sans modération de leurs corps de rêve. Enfin, le point d’originalité de celui-ci : l’héroïne et la méchante finiront par devenir amies et par se battre ensemble contre leurs ennemis communs. Le meilleur livre de la collection ? C’est bien possible.

 

 

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