14 avril 2012

Colt 45 (The proud gun) - Gordon D. Shirreffs - Librairie des Champs-Elysées - 1970

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Roman western de la collection des Champs-Élysées (N° 41), datant de 1970.

L’AUTEUR : Gordon D. Shirreffs est un grand de la littérature western. Il a divisé son œuvre en deux parties distinctes : des westerns sur les guerres indiennes, et d’autres sur des sujets sociaux. Une forme de schizophrénie ? C’est l’impression qu’on a parfois devant un travail immense.

THÈME : Lee Gunnell revient à Sundown, Nouveau-Mexique, la ville dont il fut le shérif. Pourquoi est-il revenu ? Personne ne le sait. Lui-même ne semble pas le savoir très bien. Mais les blessures du passé ne sont toujours pas refermés. À peine arrivé, il est victime d’une tentative d’assassinat. Le pays est dominé par le shérif Horan, qui fut jadis l’ennemi de Gunnell. Est-ce l’explication ? Il ne peut compter que sur l’aide de Ruth Ripley, son ex-amoureuse, et de quelques amis mexicains. Bien mince pour survivre dans un environnement de plus en plus hostile, avec des tueurs qui rôdent dans tous les coins.

MON AVIS : Après la relative déception de « L’arbre du pendu », ça fait du bien de retrouver un véritable écrivain de western, un grand. Parce que Gordon D. Shirreffs est un maître du western. C’est son créneau et il le domine. Dès les premières lignes, on voit la différence. Nous voici au Nouveau-Mexique et nous voici saisis : on lit jusqu’au bout. Et tant pis si tout cela est hyper-classique, vu et revu cent fois au cinéma, ou à la télé. C’est maîtrisé à la virgule près. Shirreffs reprend un sujet éprouvé : le shérif qui revient dans la ville où il fit jadis la loi. Il s’installe à l’hôtel, et nous avons droit au défilé d’une galerie de personnages : marshal corrompu, ivrogne, filles de joie, ex-amoureuse devenue journaliste, fils de l’ex-amoureuse devenu adjoint au marshal, tueurs à gages. Rien de bien nouveau, mais diablement efficace et prenant. Au passage, l’auteur n’oublie pas de lancer quelques réflexions sur le racisme, ou la politique. La marque d’originalité, c’est le héros : Gunnell parle à peine, agit à peine, et ne sait pas lui-même pourquoi il est revenu dans une ville où il n’a plus rien à faire. Ce N° 41 est un bon western.

Posté par Dalleray à 19:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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